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 INTRIGUE N°1

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Maitre du jeu
entre mes mains, de simples pions



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MessageSujet: INTRIGUE N°1   Dim 8 Mai - 17:39


Intrigue n°1

groupe 2

La fête battait son plein. Des rires s’entendaient d’un bout à l’autre de la salle, alors que de grandes tables de banquet avaient été dressées pour l’occasion. Lovel d’Orcanie, cousin de Gwenddolen d’Orcanie et de son frère, l’actuel roi d’Orcanie, était de passage à Camelot, et une telle venue se devait d’être célébrée. Ainsi il était placé au centre de tous, entouré à sa droite par sa cousine, et à sa gauche par Lohot Pendragon qui, bien que plutôt silencieux comme à son habitude, appréciait la compagnie de ce drôle de personnage d'à peine trente ans. Depuis le début du repas, il fascinait les personnes présentes et n’arrêtait pas de faire rire l'ensemble de la tablée. Briséis Pendragon se trouvait aussi parmi les convives, aux côtés de son mari, certainement bien déçue certainement de ne pas être avec les autres ceux qui dansaient au centre de la salle. Du moins c'est ce que pensait le roi, préoccupait par sa chère femme et ce qu'elle pourrait faire ou dire ce soir-là.

Il avait tenu à placer ses pions, pour ainsi faire face à n'importe quelle situation qui surviendraient… Quel dommage que Cymeon Dugal, son loyal espion, fusse occupé pour la soirée. Ce dernier se trouvait à Sombreris, tentant de revendre son Graal paisiblement, ce que l'on ignorait évidemment à la cour. La sombre excuse qu’il avait fourni à Pendragon aurait dû éveiller ses soupçons mais, trop obnubilé par qui dans le choix d'un remplaçant, le roi n’avait pas relevé combien son chevalier troublé. Et à bien réfléchir, il y avait cette jeune femme, à qui il avait fait appel plusieurs fois pour le compte de Camelot et pourtant inconnue de tous car travaillant pour Lohot dans le plus grand secret ;Atalante Medelwën. La sommant de se rendre au château au plus vite, il lui avait demandé de se mêler aux convives avec la discrétion dont elle savait faire preuve. Son regard croisa souvent le sien lors de la soirée, et il ne manqua pas de noter qu’elle était venue accompagnée. En effet, Castiel Essendiril, ayant eu ouï-dire que son frère serait présent, avait payé Atalante afin qu’elle le fasse rentrer. Rien de plus facile pour la jeune femme puisque son roi lui ayant donné carte blanche auprès de ses gardes. En outre, du moment que cela lui rapportait…

Parmi les convives, on reconnaissait aussi le rire cristallin de Maxine Lilith Dalwenn, habituée de la cour qui embellissait chaque soirée avec des robes à couper le souffle. Mais ce que tous ignoraient à part Maxine, était que Hipianne Dallod, déguisée sous une toute autre forme, s’était mêlée à eux. Cette dernière batifolait en se faisant passer pour une noble en voyage à Camelot afin d’acquérir de nouvelles parures… Qui aurait deviné que son dessein était tout autre ?

Vous disposez de deux jours pour répondre
- Ordre de passage -

Lohot
Briséis
Gwenddolen
Atalante
Castiel
Maxine
Hippianne

Au fur et à mesure que l'intrigue évolue, certains d'entre vous recevrons des indications par mp (suspense quand tu nous tient), soyez vigilants et surveillez votre boîte !

HAVE FUN LES AMIS !!


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Lohot Pendragon
à ma place mourir au combat, faut-il pour lui plaire aller jusque là ?


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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Lun 9 Mai - 16:41

    Le joueur de sitar qui distrayait les convives lui donnait un sérieux mal de tête. Qui était l'imprudent qui l'avait fait venir au banquet ? Qu'on le présente à Lohot Pendragon, et ce dernier ne verrait plus le soleil se lever. Choisir un musicien aussi peu compétent relevait de l'idiotie - même si, à voir l'expression des invités qui dansaient, Lohot était le seul à penser cela. Comme d'habitude, il jouait les trouble-fêtes, en restant assis à sa table, inerte, stoïque, dénué de toute expression. Parfois, il souriait aux remarques de son interlocuteur, Lovel d'Orcanie, mais c'était surtout pour se donner une constance. Tout le monde riait aux éclats, pourquoi était-il le seul à ne pas saisir l'objet de leur hilarité ? Enfin, à vrai dire il n'était pas le seul. Sa chère et tendre, qui se trouvait à sa gauche, avait elle aussi des moments d'absence... Mais après la discussion qu'il avait eu avec Cymeon Dugal, qui lui avait apprit bien des choses, Lohot saisissait ce qui occupait les pensées de sa douce. Il aurait voulu lui parler, la distraire, et même la faire sourire, mais la triste vérité était qu'il ne trouvait rien à lui dire. Il se concentra un instant, cherchant une phrase, un mot,... un geste qui pourrait la relier à lui... mais rien. Et puis, tout d'un coup, Briséis fut chassée de son esprit. L'œil du jeune Pendragon s'illumina lorsqu'il vit Atalante passer la porte de la salle... La savoir ici présente était d'un réconfort considérable. Certes, la salle était remplie des chevaliers les plus vaillants et fidèles du Royaume, mais il n'arrivait jamais à être aussi paisible en leur présence qu'il ne l'était lorsque Atalante était dans les parages. Ils avaient passé tellement de temps ensemble, et pourtant par une personne dans la salle ne s'en doutait,... La quête du poignard perdu, croyez vous vraiment que Lohot l'avait réussi tout seul ? Atalante. La quête du diamant pourpre, celui-ci même que Briséis portait à son cou ? Atalante. La liste était longue. A chaque fois que le jeune Pendragon gagnait une once de crédibilité auprès de son peuple en laissant croire qu'il avait effectué une mission en solitaire, il pouvait remercier chaleureusement la chasseresse - notamment avec une bourse remplie de pièces d'or. Lohot avait parfois soupçonné son défunt père de se douter de quelque chose, mais jamais ce sujet n'avait été abordé, de peur peut-être, que la vérité soit découverte par d'autres. La honte qui s'abattrait alors sur la lignée serait sans précédent,... Cette idée donnait parfois des frissons à Lohot, mais pas ce soir - ce soir, les quelques verres de vin qu'il avait bu le rendait plus calme qu'habituellement.
    Détachant enfin son regard de la nouvelle arrivée, il repoussa son assiette vidée de moitié. Il était repu, plus qu'il ne fallait. Le jeune roi prit quelques gorgées de vin, avant de regarder son épouse à nouveau.
    "Tu sais Briséis,..." commança-t-il, avant d'être coupé par les éclats de rire de ses voisins de tablée, provoqués par une énième histoire drôle de Lovel. Il sourit doucement, les laissant se calmer. Tous étaient obnubilés par l'invité d'honneur, et avec le brouhaha ambiant, il pouvait certainement parler à Briséis sans que personne ne l'entende. De toute façon, passé une certaine heure de la soirée, plus personne ne faisait attention à Lohot. Il avait beau être le roi, il se faisait aisément oublier. Se penchant près de l'oreille de son épouse, il reprit. "J'aurais aimé que cela se passe autrement." finit-il par avouer, murmurant presque. Il n'était d'ailleurs pas certain qu'elle ait entendu, ni même qu'elle ait comprit qu'il parlait de leur mariage, mais peu importe,... au moins, il lui aurait dit, pensa-t-il, l'esprit embué par l'alcool qui coulait dans ses veines. Lohot n'avait jamais été un grand buveur, et vu sa corpulence, quelques verres suffisant pour avoir raison de sa sobriété.
    Les silences qu'il y avait entre eux ne lui plaisait guère, et il se sentait coupable du mal-être de Briséis. Être si jeune et pourtant déjà emprisonnée était un sort qu'il n'aurait souhaité à personne - mais peut-être comprendrait-elle un jour qu'il n'avait jamais souhaité la mettre à cette place. Prince à l'époque, il n'avait pas osé lui avouer qu'il ne voulait pas ce mariage de peur de la froisser - mais avec la distance dont il faisait preuve, elle l'avait bien comprit. Cependant, elle n'en saisissait pas encore les raisons, croyant surement que cela avait à faire avec ses qualités personnelles...

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Briséis Pendragon
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Lun 16 Mai - 18:29

De noble lignée et princesse de Cornouaille, Briséis a grandi dans un milieu protégé où les richesses coulent à flot. Enfant, elle était fascinée par les dames de la cour toujours splendides et envoûtantes dans leurs robes flamboyantes aux tissus délicats. Teint pâle, lèvres écarlates, décolletés pigeonnant. La jeune fille s’amusait naïvement de leurs attitudes sans se rendre compte encore des efforts qu’elles déployaient afin de s’attirer les faveurs d’un homme. De même, elle adorait les fêtes qui étaient régulièrement organisées et où se produisaient les meilleurs saltimbanques du Royaume, rivalisant d’humour et d’originalité pour plaire au souverain et à sa famille. Cet univers foisonnant de couleurs, musiques, danses, chants, rires et nourritures lui semblait magique. Elle riait à gorge déployait, dansait, tournoyait jusqu’au moment où tout se mélangeait et que l’on venait la chercher pour la mettre au lit de force. C’est seulement lorsque sa tête se posait sur l’oreiller qu’elle capitulait et fermait ses yeux lourds de fatigue. Les choses avaient bien changé depuis. La fillette innocente était devenue une jeune femme consciente des dures réalités de ce monde. A chaque banquet, Briséis ne pouvait s’empêcher de penser à la majorité de son peuple qui n’avait même pas de quoi s’acheter une bouchée de pain. En devenant reine de Camelot, et donc d’un royaume plus conséquent que Cornouailles, sa culpabilité et sa tristesse s’en étaient accentuées. C’est pourquoi elle veillait depuis quelques temps à ce que les restes, une quantité considérable, ne fussent pas jeter mais redistribué mais uniquement au peuple, puisque les nobles refusaient une telle pratique, faisant la moue face à cette nourriture gâtée. En outre, la vision des nobles se pavanant et s’enivrant à ne plus tenir debout ne l'enchantait guère. La plupart d'entre eux vivaient coupé du monde, ne se préoccupant que de leur petite personne et du choix de leur tenue. Briséis ne comprenait et ne cautionnait en aucun cas ce genre d'attitude qu'elle jugeait superficielle et désespérante. Ils avaient la possibilité de faire de grandes choses et s'en fichaient éperdument, satisfaits par leur propre confort. Ainsi la jeune femme se coupait d'elle-même de la cour, creusant sa propre tombe et encourageant les inimités à son égard. Comme à cet instant.

Son regard, perdu dans la foule des danseurs, passait de l'un à l'autre sans vraiment les voir. La reine échangeait quelques mots avec ses voisins de table mais n'entamait pas de réelles discutions. Enfin, elle souriait poliment aux récits variés que contait de l'invité du jour avec beaucoup d'humour et d'enthousiasme. Perdue dans ses pensées, c'est la voix de Lohot qui la ramena brusquement à la réalité.
« Tu sais Briséis... J'aurais aimé que cela se passe autrement. » Un simple murmure contre son oreille, un geste banal pour toutes personnes présentent dans cette pièce mais pas pour elle. Depuis leur mariage il y a quelques mois, le couple royale s'était à peine parlé. Son époux fuyait le dialogue et n'affrontait que très rarement son regard. La jeune femme se heurtait à un mur à chaque tentatives mais n'en démordait pas pour autant. Malgré sa surprise elle resta soigneusement impassible pivotant sur sa chaise afin de dévisager Lohot, ses yeux brillants et ses pommettes légèrement rosées. Au bout d'un moment, son regard se posa sur sa coupe de vin et la carafe vide. Si elle ne connaissait pas grand chose de son mari, Briséis s'était très vite rendue compte que ce dernier n'était pas un grand buveur, à tel point qu'elle tenait mieux l'alcool que lui. « Après tout ce temps tu choisis ce banquet pour entamer le dialogue » répondit-elle quelque peut amère avant d’ajouter avec ironie, « Si j’avais su, je t'aurais fait boire dès le début ! » Ses paroles en auraient sans doute choqué plus d'un mais Briséis n'était pas une femme docile et avait abandonné les convenances avec Lohot. Ce n'était pas une forme de non-respect, simplement de l'agacement, de l'amertume et de la colère. Elle secoua la tête et soupira doucement avant de saisir doucement sa coupe et de la poser sur la table. « Moi aussi j'aurais voulu que les choses se passent autrement mais on ne peut pas dire que tu les as facilité. Nous avons beaucoup à nous dire, tu en es conscient n'est ce pas ? »

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Gwenddolen D'Orcanie
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Jeu 19 Mai - 12:01

Lorsque Gwenddolen était mise au courant fête allait bientôt se tenir à Camelot, son premier réflexe était généralement de trouver une quelconque excuse afin de se dérober à cette obligation mondaine. Elle n'avait jamais apprécié comme elle aurait dû la musique et la danse, ces amusement étaient pour elle puérils et inutiles, le temps était bien trop précieux pour se voir ainsi gâché.
Cependant, il faut avouer qu'au commencement de son séjour à Camelot, elle avait été éblouie par le faste des réceptions dont elle avait entendu vantée les mérites déjà par ses parents alors qu'elle n'était qu'une enfant trop jeune pour même assister aux réunions en petit comité donné par ses procréateurs.
Elle n'avait jamais apprécié la danse et les fêtes à leur juste valeurs, car, dix ans sur Avalon avait eu pour effet de lui faire oublier une partie de sa vaste éducation de noble, par conséquent, elle n'avait jamais pu mettre en pratique ce qu'on lui appris sur les amusements innocents tel que les banquets jusqu'à son retour sur la terre ferme.
Il faut néanmoins avouer qu'à force d'être convié à tout type de réceptions, elle prenait peu à peu goût à ceux-ci. Elle trouvait toujours tout cela prenant, mais il s'avérait que cela constituait un bon divertissement, c'était idéal pour oublier ses tracas du quotidien. C'est donc avec plaisir qu'elle accepta de se joindre aux festivités avec le reste de la cour ce jour-ci.
Son absence aurait été en effet très mal vu étant donné que ce banquet était donné en l'honneur de son cousin. Gwenddolen aimait les réunions de famille, cela lui donnait l'étrange sensation d'être à sa place et protégée.
De plus l'hôte du jour ne se révélait pas ennuyant comme tant d'autres, il passa la majeure partie de la soirée à raconter des histoires plus farfelues les unes que les autres. Elle aurait été cependant incapable de répéter le moindre mot, elle l'écoutait distraitement et se contentait de rigoler avec les autres.
Son regard était fixé sur Maxine qui tourbillonnait dans tous les sens. Cette soirée aurait dû la libérer de ses angoisses, mais au lieu de cela, elle lui en apportait une nouvelle. Jamais au grand jamais le couple royal ne devait être mis au courant de ses pouvoirs et Maxine représentait un danger à la sauvegarde de ce secret. Gwenddolen avait peur de s'être trahie elle-même envers la jeune apothicaire.
Une voix la tira de sa rêverie « Que se passe-t-il chère cousine ? » lui demanda Lovel en remarquant qu'elle n'avait pas rigolé avec les autres à sa blague sur l'oie, « Oh, ce n'est rien ! ne vous tracasser pas pour moi ... la musique est tellement forte que je n'arrive pas à saisir tout ce que vous dîtes ». Elle rougit à ses mots, elle se trouvait juste à côté de lui, or son cousin parlait tellement fort, criait presque si bien que les personnes se trouvant à l'autre bout de la salle arrivait à saisir ce qu'il disait. Se maudissant de ne pas avoir pu faire abstraction de ses craintes, elle jeta un regard à gauche et vit que même si elle n'avait pas été très fine, du moins elle n'était pas la seule à ne pas écouter, le roi et la reine avait l'air plongé dans une discussion qui n'avait l'air de ne concerner qu'eux, pour ne pas paraître indiscrète et surtout parce qu'elle pensait que cette soirée ne devait être consacré qu'au plaisir, au diable les regrets et les remords ! Elle ferma les yeux un court instant et durant cette seconde fit le vide dans on esprit. Elle se tourna alors vers son cousin déterminé à profiter de cette fête qui certes mettait Lovel à l'honneur mais également tout le royaume d'Orcanie auquel elle tenait tant.

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Tick tock goes the clock, And what now shall we play?

Tick tock goes the clock, Now summer’s gone away? Tick tock goes the clock, Tick tock until the day,And what then shall we see? That thou shalt marry me. Tick tock goes the clock, And all the years they fly. Tick tock and all too soon, You and I must die. Tick tock goes the clock, We laughed at fate and mourned her .
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Jeu 19 Mai - 16:53

La missive était claire, et Atalante Medelwën était alors à quelques deux lieues de Camelot. Terminant son affaire au plus vite, la jeune femme s’était empressée de rallier le royaume des Pendragon. Elle fit son entrée dans la cour des écuries l’après-midi même, et s’y fit passer pour une noble, partie le matin même en chevauchant. Il ne lui fut pas difficile de convaincre les gardes, dont certains, soupçonnait-elle, étaient au courant de sa venue, même si sa réelle identité ne leur avait pas été révélée. Tala n’avait jamais aimé les bals. Même en Carmélide, lorsque son père en organisait, elle n’était jamais friante de ce genre de mondanités. Mais la demande de Lohot avait fait force de loi, même si elle ne le considérait pas totalement comme son roi, mais comme un ami.
Elle pénétra dans le château, les pensées occupées. Il lui faudrait trouver une robe qui lui convienne - c’est-à-dire pas trop exubérante, et surtout, surtout, pas encombrante. Pensive, elle fit demi-tour et s’engagea dans les ruelles de Camelot, se rendant chez le couturier. Autant la faire faire sur mesure. Quant à l’autre chose qui lui manquait … Elle le trouva sur le chemin du retour. Elle ne connaissait que son nom, Castiel, et il lui avait demandé de le faire entrer dans le château, dans le bal organisé par le roi. Atalante avait semblé dubitative, puis, elle lui avait demandé une modeste somme en échange … et d’être son cavalier. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il avait accepté. Elle ne savait pas pourquoi il voulait tant aller à ce bal, et ne lui avait pas demandé, mais sa présence à ce bal n’en serait que davantage dissimulée. Qui remarquerait une jeune femme et son cavalier ?

Le soir ne tarda pas à arriver, et l’espionne fit son entrée au bal, suivie de Castiel. Elle se fichait bien de danser ou non ; si Lohot lui avait demandé de venir, ce n’était certainement pas pour jouer la frivole. Elle parcourut la salle du regard, balayant les convives de ses yeux azurés. Son regard s’arrêta un moment sur le roi, échangea un bref regard avec lui, puis il termina d’analyser l’endroit. Il y avait bien sûr les chevaliers, présents, tout autour. Prudente, cependant, Tala avait glissé une dague dans chaque botte qu’elle portait, sous sa robe à l’apparence turquoise. Cette dernière était simple, sans trop d’ornements, juste ce qu’il fallait pour la noble dont elle avait empruntée l’identité. Et si les choses en venait à dégénérer, quelques coups suffisaient à transformer la robe en jupe, bien plus facile lorsqu’il s’agissait de combattre. Toutefois, Tala doutait un peu que quelque chose n’arrive ce soir-là ; tous le monde avait l’air calme et détendu. L'ambiance était à la fête, et les rires emplissaient les oreilles de la jeune femme. Elle se tourna vers Castiel.
« Pardonnez mon indiscrétion... Cherchez-vous quelqu’un ? » demanda-t-elle, en le voyant balayer la salle des yeux comme elle l’avait fait quelques minutes plus tôt. La question était plus pour engager la conversation qu’autre chose ; Tala souhaitait avant tout passer le plus inaperçu possible. Elle avait vu quelques visages familiers parmis l’assemblée, et certains à qui elle avait soutiré des informations qu’elle avait relégué à ses clients, seraient ravis de l’avoir à nouveau sous la main. Cependant, elle doutait fortement que ces nobles s’en prendraient à elle ; généralement, elle n’était pas ainsi vêtue, et ses cheveux n’étaient pas aussi détachés qu’ils l’étaient ce soir-là. Elle jouait son rôle à la perfection, et saluait du buste ou d’une légère révérence les quelques nobles qui venaient la saluer.
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Castiel Essendiril
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Ven 27 Mai - 15:23

Maintenant qu'il respirait à pleins poumons l'air de Camelot, Castiel comprenait que la vingtaine d'années qu'il avait vécu justement n'était qu'une illusion, un simulacre de la réalité. Il venait de naitre, de renaitre et, d'ailleurs, il sentait sans pouvoir l'expliquer qu'il était fait pour les splendeurs de la capitale, ce doux parfum enivrant, si ce n'est de liberté, tout au moins de pouvoir. C'était comme si soudainement les portes jusque là toujours restées closes s'ouvraient toutes en même temps et Castiel, dès lors, avait l'embarras du choix.
Le jeune homme toutefois gardait fermement à l'esprit ce qui l'avait amené jusque là et il n'était pas prêt d'en démordre. Coûte que coûte, il retrouverait ce frère si longtemps perdu qu'il n'avait jamais cessé d'admirer, jamais cessé d'aimer.
Pour cela, il avait d'abord commencé à écumer les ruelles de Camelot avant de rapidement se rendre à l'évidence : chaque jour, il arrivait et partait de la ville trop de monde pour lui laisser le temps d'étudier chaque visage avec attention et ainsi lui permettre de reconnaître Jacob. Puis, persuadé qu'il était devenu chevalier après s'être battu loyalement dans l'armée, Castiel se rapprocha du château, estimant qu'il avait plus de chances de le trouver dans cette zone là. Vainement.
C'est pourtant ainsi qu'il eut vent d'une soirée donnée par le roi en l'honneur de quelques étrangers de valeur de passage à Camelot et à laquelle étaient conviés la plupart des nobles de la ville.

Depuis Castiel avait rejoint la taverne la plus proche de son auberge et ruminait devant une pinte de bière, songeant à mille et une façons de se faire introduire à la petite sauterie des Pendragon, car, à coup sûr, son frère s'y trouverait.
Mais comme, de toute sa courte vie, il avait toujours su être au bon endroit au bon moment, peut-être par chance, peut-être pas, Castiel n'avait eu qu'à tendre l'oreille pour trouver la solution : tout près de lui, un homme d'une quarantaine d'années, verre en main, expliquait haut et fort à son compagnon comment quelques mois plus tôt son chemin avait rencontré celui d'une jeune femme aussi belle que sauvage, une espèce de mercenaire, peut-être une espionne, à qui l'on pouvait confier toute sorte de mission et à qui le roi lui même n'hésitait pas à faire appel.
Alors qu'un sourire goguenard s'esquissait déjà sur les lèvres de Castiel – une telle femme pouvait-elle vraiment exister ? – la discussion prit pour lui un tour bien plus intéressant lorsqu'on évoqua le jeune Pendragon : se pouvait-il que cette espionne, manifestement de retour à Camelot, ait un quelconque rapport avec la petite fête qu'organisait le roi et à laquelle Castiel tenait tellement à se rendre ? Aussi maigre qu'était cette piste, le jeune homme se devait de la suivre. Tout ce qu'il avait entrepris jusque là, après tout, ne reposait que sur de multiples hypothèses.

C'est ainsi qu'il fit la connaissance de Atalante Medelwën sans même connaître son nom puisqu'elle n'avait pas pris la peine de le lui révéler. Quant à ceux qui avaient organisé leur rencontre au coin d'une rue marchande, ils n'en savaient finalement pas plus que lui sur cette étrange jeune femme.
Mais peu lui importait. Elle était suffisamment puissante pour lui permettre de participer à la réception du soir et c'était tout ce qui comptait. Castiel avait, l'espace d'un instant, eu peur d'être obligé de débourser toutes les ressources qu'il avait ramené de chez lui pour s'offrir ce luxe mais Atalante ne lui avait réclamé qu'une modique somme. Tant mieux, il n'en fut que plus soulagé. Après quoi, elle lui avait demandé d'être son cavalier et si l'idée de refuser avait un instant traversé l'esprit de Castiel, celui-ci, pourtant, accepta. L'impulsion, se dit-il plus tard pour se justifier, même si, en réalité, il craignait trop qu'elle ne change d'avis pour se permettre de refuser son invitation.

**

Maintenant, Castiel ne savait quelle allure adopter et hésitait entre hauteur et humilité... Car s'il avait toujours appris à garder la tête haute, il se rendait maintenant parfaitement compte qu'il était plus aisé de se sentir invulnérable face aux paysans de basse condition qu'il connaissait sur ses propres terres qu'aux familles les plus puissantes du royaume qui évoluaient sous ses yeux. Qu'était-il, lui, au milieu de ces nobles fortunés et descendants de lignées plus fameuses les unes que les autres ? Nobles parmi lesquels, sans doute, se cachait Jacob, encore qu'il avait déjà balayé la salle du regard une dizaine de fois sans le retrouver. Toutes ces années écoulées depuis leur séparation avaient dû, bien évidemment, le changer mais Castiel ne s'était jusque là pas défait de l'intime conviction qu'il le reconnaitrait immédiatement en le voyant... S'était-il baigné d'illusions tout ce temps ?

« Pardonnez mon indiscrétion... Cherchez-vous quelqu’un ? » lui demanda sa cavalière, le ramenant ainsi à une réalité plus immédiate. Aussi Castiel, en posant les yeux attentivement pour la première fois de la soirée sur sa partenaire, prit conscience qu'il s'était montré rustre et discourtois envers elle ; mais courtiser ou deviser avec les jeunes femmes n'avaient compté parmi ses talents. Il eût pourtant été facile de la complimenter sur sa tenue, de l'interroger sur les convives qu'elle connaissait ou d'aller à la rencontre de ces derniers.
Il se racla promptement la gorge avant de balayer l'assemblée d'un geste de la main et de répondre d'une voix qu'il aurait voulu plus détachée, plus ferme « Hmm, un chevalier, Essendiril, mais peu importe. »

« M'accorderez vous cette danse ? » s'entendit-il demander à sa cavalière, comme pour combler le silence et rattraper sa gaucherie précédente. Insensé, lui qui détestait danser...
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Hipianne Dallod



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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Dim 5 Juin - 17:48

L’opportunité était bien trop belle. Une soirée au château, qui plus est un banquet donné en l’honneur d’un roi, les marcheurs ne l’espérait plus vu la mollesse de ce cher Pendragon. Mais il était là, servi sur un plateau d’argent, un peu comme si Lohot lui-même les avait gentiment invités à se joindre à eux. Ca en était même un peu trop facile. A l’annonce de l’arrivée du roi d’Orcanie, Hippianne avait compris qu’une missive lui serait très certainement envoyée. Basée non loin de Camelot, elle était très souvent appelée à s’y rendre et elle en connaissait les moindres recoins, les visages les plus éminents et les dernières rumeurs y circulant. Elle savait que s’approcher du roi et de sa reine n’était pas chose aisée, que les assauts des marcheurs ne servaient à rien s’ils avançaient à l’aveuglette mais ce banquet pouvait changer la donne. Les jours passèrent et comme elle l’avait prédit, Hipianne reçut un message. Il était court, simple et clair : tuer le roi d'Orcanie. Tout ce qu’Hipianne avait à faire à présent était de trouver un moyen des plus discrets pour s’insinuer dans le château, être présente au banquet et trouver cette fiole de poison qu'elle verserait dans le verre de l'invité d'honneur.

Certes, depuis la mort d’Arthur, la défense du château avait faiblie mais il serait tout de même difficile de s’y rendre sans attirer les moindres soupçons. C’est pourquoi quelques jours avant le banquet, Hipianne se rendit à Camelot, trainant dans les rues et les tavernes environnantes, écoutant les moindres indiscrétions que les vieux soulards pouvaient déblatérer. Elle eut du mal à obtenir la moindre information intéressante jusqu’à ce que ce qui semblait être un garde indiscret et un peu trop éméché confise à un ami qu’à la vue du nombre exceptionnelle de convives, plusieurs serviteurs seraient exceptionnellement recrutés hors du personnel habituel du château. Hipianne tenait là son billet d’entrée même si la brèche restait très mince.

Le soir venu, Hipianne, maquillée et déguisée de manière à ce qu’on ne la remarque pas, se présenta aux cuisines du château. Il y avait une telle effervescence qu’il ne lui fut pas difficile de se faufiler entre les différents serviteurs du château. Néanmoins, la partie n’était pas terminée pour autant car il allait falloir maintenant pouvoir justifier de sa présence de la façon la plus naturelle possible. Il aurait été tellement plus simple de prendre la place d’une de ses dames de la noblesse ou autres invitées de marque. Malheureusement, le délai lui ayant été imparti avait été bien trop court pour qu’elle envisage cette solution. S’armant d’un pichet de vin, elle décida de déambuler dans la salle en se faisant passer pour une simple villageoise venue en renforts pour la soirée. Une soirée très réussie d’ailleurs à ce qu’on pouvait en juger. Les rires et les conversations couvraient la musique qui avait bien du mal à se faire entendre, les verres ne cessaient de se remplir et les assiettes étaient toujours bien garnies. Si elle avait eu l’âme charitable, Hipianne aurait presque pu être dégoutée de voir une telle foison de nourriture alors que certains villageois mouraient chaque jour de faim. Mais ce n’était définitivement pas son genre. Se rapprochant de la table d’honneur, elle remarqua alors la reine, Briséis Pendragon qui semblait être en pleine conversation avec son cher mari, le roi, Lohot Pendragon. Hipianne s’était toujours demandé ce que le royaume de Logres serait devenu si Mordred, le fils ainé avait pris le pouvoir. On disait d’ailleurs qu’il était bien plus séduisant et viril que son jeune frère, chose qu’Hipianne n’avait aucun mal à imaginer. Mais son esprit restait concentré sur un seul et unique sujet : tuer. Autour d’elle, elle n’avait vu aucun de ses compagnons de l’ombre ce qui ne faisait qu’augmenter ses questionnements sur le bienfondé de cette mission…
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Sam 11 Juin - 10:11

    La fête battait de son plein. Les convives s'exclamait partout dans la salle, observant les danseurs, critiquant les parures des dames, et se confiant les dernières rumeurs sur l'impotence du Roi. Alors qu'Hipianne Dallod, habilement déguisée, s'approchait avec son pichet de vin, personne ne semblait se douter de ce qui se tramait. Elle en versa dans le verre vide du Roi d'Orcanie, dont tous les désirs étaient satisfaits ce soir étant donné qu'il était l'invité d'honneur. La marcheuse s'éclipsa ensuite discrètement, manquant de répondre à l'appel d'un convive souhaitant du vin.
    Il ne fallut que quelques secondes pour que le Roi, réalisant que son verre était enfin remplit, n'en prenne quelques gorgées.
    "Je vous sens troublée, cousine. Peut-être m'accorderiez vous une pro..." Il s'arrêta de parler, ayant un haut le coeur. L'homme tenta de sourire vaguement à la jeune femme se trouvant à sa droite, mais ce fut un sourire crispé. Son visage perdit toute couleur, même ses joues, qui étaient rosées grâce à l'alcool, devinrent livides. Sa main droite, qui tenait son verre, se mit à trembler. Il eut à nouveau un haut le coeur, et il renversa malencontreusement son verre de vin, attirant l'attention du Roi qui se trouvait à sa gauche. "Je..." tenta-t-il, avant de s'étouffer. L'homme se mit à suffoquer, du sang lui remontant dans la gorge, venant couler sur son menton. Une clameur s'exclama dans la salle, tous se tournant vers le convive. Ses yeux se révulsèrent, et il ne fallut que quelques secondes supplémentaires pour que l'homme soit vidé de toutes ses forces et tombe sur la table, asphyxié.

L'ordre de l'intrigue va être modifié pour des raisons de logique :
Lohot
Briséis
Gwenddolen
Hipianne
Atalante
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Maxine
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Dim 12 Juin - 21:45

    Lohot regardait sa femme d'un air enamouré - les mystères de l'alcool. Oh, Briséis, que caches-tu ? Intrépide, elle lui répondit enfin, avec ces airs de panthère indomptable qui lui seyaient à merveille. "Après tout ce temps tu choisis ce banquet pour entamer le dialogue. Si j’avais su, je t'aurais fait boire dès le début !" Lohot sourit légèrement devant l'amertume de ces propos. Le faire boire, lui ? Allons, il n'était pas si alcoolisé que cela ! Il avait bu à peine trois verres alors que son voisin de table, le Roi d'Orcanie, en était au moins à son sixième et paraissait tout à fait normal. "Moi aussi j'aurais voulu que les choses se passent autrement mais on ne peut pas dire que tu les as facilité. Nous avons beaucoup à nous dire, tu en es conscient n'est ce pas ?" Le Roi frémit à ces propos. Autant la première partie de la réponse de sa femme l'avait fait sourire, mais là... Il se renferma un peu, ayant l'impression d'entendre sa défunte mère le réprimander. C'était donc ce que son père entendait lorsqu'il lui avait dit que "au final, dans un couple, celui qui dirigeait n'était pas celui qu'on pensait". La femme réprimandait, le mari obéissait. Il lui avait dit cela il y a fort longtemps, mais Lohot ne comprenait le sens de ses paroles que désormais. En même temps, il n'avait jamais réellement fait face à Briséis avant ce jour. Depuis leur mariage, il s'était toujours débrouillé pour éviter toute altercation avec sa chère et tendre. L'alcool, ce soir, l'avait rendu un peu plus téméraire. "Tu me parais un peu exagérer, là." fit-il, d'un air ironique qui laissait bien comprendre qu'il pensait tout le contraire. Les soirs où il était un peu alcoolisé, il avait de suite tendance à faire de l'humour. De l'humour douteux certes, mais de l'humour tout de même. C'était sa façon de se protéger, surtout qu'il n'avait pas envie d'avoir cette conversation maintenant - il regrettait déjà d'avoir lancé le sujet. Pourquoi avait-il adressé la parole à Briséis ? N'aurait-il pas pu rester silencieux, ou alors, lui demander si elle était contente du dernier collier qu'il lui avait fait envoyer pour l'adoucir ? "C'est pas comme si tout le Royaume pensait que je suis impotent ou que tu es..."
    Mais il ne pu finir sa joute verbale. Son voisin de table se mit à tousser plutôt bruyamment, et Lohot tourna la tête. Il réalisa alors que ce dernier avait fait renverser son verre de vin, le liquide se répandant sur la table en bois. Pendragon mit quelques secondes à réaliser que celui-ci gouttait même sur son pantalon, et il recula sa chaise afin d'épargner ses affaires. "Lovel, comment allez..." Mais, une fois de plus, il ne put finir sa phrase. Le Roi d'Orcanie se mit à tousser de plus belle, l'air semblant manquer dans ses poumons, son visage se vidant de toute couleur. "Lovel ?" demanda Lohot, stoïque face à la scène, ne semblant pas comprendre de suite ce qui arrivait. Ce ne fut que lorsque le sang se mit à jaillir de sa bouche qu'il retrouva ses sens, se dressant sur ses pieds. "UN MÉDECIN !" cria-t-il à travers la salle, attirant vers lui l'attention des derniers convives qui ne regardaient pas la table du banquet. Lohot était désormais aussi pâle que son invité d'honneur. Quelles seraient les conséquences si jamais ce dernier rendait l'âme à Camelot, de plus, lors d'un banquet ? Le jeune Roi n'osait pas imaginer ce que cela voudrait dire, politiquement parlant.
    Sa requête pour un médecin ne fut pas suffisante. Il posa sa main sur l'épaule du convive, cherchant à accrocher son regard. Ce fut en vain, le Roi cessant de se battre après quelques secondes. Lohot resta alors inerte, penché sur le corps. Comment devait-il réagir ? Il n'en avait aucune idée. De multiples jurons lui vinrent à l'esprit. Voilà pourquoi il n'aimait pas les banquets - la prochaine fois que Caeb Thiracan tenterait de le forcer à s'y rendre, il le renverrait hors de la salle du trône prestement.
    Il se recula, tournant le dos à la foule quelques instants. Il était terrifié, et pourtant tous attendaient sûrement qu'il parle. Et voilà, encore une fois, il allait pouvoir leur prouver qu'il était un piètre Roi. Lohot se passa une main sur le visage, se retournant malgré lui. Que dire ? Il était clair que Lovel était un jeune homme encore vigoureux. Sa mort n'était pas naturelle. Il s'approcha de Gwen, posant sa main droite sur son épaule.
    "Gwenddolen, je suis désolé." articula-t-il avec difficulté. Leur relation était bancale - bien qu'il espérait qu'elle l'appréciât réellement -, et n'avait vraiment pas besoin d'un tel évènement. "Je t'assure qu'on fera tout pour trouver qui..." Il laissa sa phrase en suspens, se disant qu'il était encore trop tôt pour mettre des mots sur les faits.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Mar 21 Juin - 11:01

Tout le monde avait l'air de s'amuser, seule Gwenddolen comme à son habitude, jouait les rabat-joie. Qui conque l'observait ce jour-ci l'aurait trouvé terne et triste et s'était le cas, elle était affligé plus que jamais. Cependant, elle décida de se reprendre en main et de faire un beau sourire. Après tout, une journée sans se triturer l'esprit et à profiter de la société présente n'était pas la mort ; elle aurait même tout donné pour gagner plus d'une journée d'insouciance et de bonne humeur.

Gwenddolen sortait rarement du château, la plupart du temps elle errait sans but dans les couloirs, parlant aux nobles de passage ou aux résident de longue durée. Le seul moment où elle se mêlait vraiment à la société c'était durant les repas qu'elle prenait rarement seule, car les repas communs avec les autres nobles lui permettait de se tenir au courant de ce qui se passait à l'extérieur. Cette fête était donc un bon moyen de se changer les idées, que risquait-elle après tout ? Elle se trouvait à la grande table, observant les danseurs qui se trouvaient à une distance respectable de la table. Elle ne doutait pas que Lohot avait engagé un service de sécurité plus important que d'habitude pour recevoir son cousin et actuel roi d'Orcanie. Cela faisait longtemps que personne n'était mort étrangement à Camelot, les gens ayant été conviés à cette fête était forcément des gens de confiance pour le roi. Gwenddolen respira profondément en se disant tout ça, oui elle pouvait sourire et tout oublié le temps d'une journée ensoleillée. Pendant qu'elle prenait cette résolution, une femme vint verser du vin dans le verre de son cousin, elle lui en proposa, mais Gwenddolen refusa, son verre était encore plein. Alors qu'elle se tournait vers son cousin pour le rassurer une fois de plus, il lui parla mais elle ne parvint à saisir toute sa phrase car ces mots furent étouffés : « Je vous sens troublée, cousine. Peut-être m'accorderiez-vous une pro...» .Croyant tout d'abord que Lovel avait avalé de travers, elle sourit,*Ah les hommes et le vin !* pensa t-elle. Mais sa toux ne s'atténua pas, il semblait ne plus parvenir à respirer. Avant qu'elle ne comprenne réellement ce qui s'était passé, elle sentit foule de regard se pointer sur elle, ce fut seulement lorsque Lohot lui présenta ses condoléances qu'elle comprit enfin.

Elle jeta un regard à son cousin asphyxié sur la table, elle vit son menton et sa bouche couverts de sang, à cette vision elle ne put retenir un cri d'horreur, mais bientôt la peine et la tristesse d'avoir perdu un être cher se mua en colère. Elle se leva soudainement et retira la main que Lohot avait posée sur son épaule, le regard vide et le teint livide. Tout se mélangea dans sa tête, que devait-elle faire ? Trouver le coupable, c'était évident ! quitter la salle, elle en mourrait d'envie mais n'osait pas. Elle se rendit compte qu'en réalité la seule chose qu'elle avait de faire à cet instant était de crier et de rejeter la faute sur l'organisateur de cette fête, à savoir Lohot, qui s'était vraisemblablement montré négligent. Tout en se mordant la lèvre inférieure pour se retenir de dire à ce moment tout le mal qu'elle pensait de cet endroit et de ses habitants, elle se rassit et mis sa tête en ses mains. « C'est de votre faute, c'est de votre faute ... » dit-elle à l'attention du roi. Elle aurait voulu crier, mais la force lui manquait et elle pensait que ce n'était pas le moment de créer un nouveau scandale, cependant elle n'avait pu retenir ses quelques mots ;et bientôt des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues, toujours enfouies dans ses mains.


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Tick tock goes the clock, Now summer’s gone away? Tick tock goes the clock, Tick tock until the day,And what then shall we see? That thou shalt marry me. Tick tock goes the clock, And all the years they fly. Tick tock and all too soon, You and I must die. Tick tock goes the clock, We laughed at fate and mourned her .
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Mar 21 Juin - 11:07

    La stupeur se fait ressentir dans la salle. Certains convives s'agitent tandis que d'autres restent stoïques. "Fermez les portes !" entendit-on, la voix grave d'un chevalier s'exclamant. Il paraissait clair que si le coupable étant dans cette salle, il n'en sortirait pas de si tôt... A moins qu'il se faufile discrètement.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Jeu 23 Juin - 19:47

Reconnu pour être extrêmement rapide et sans faille, le poison qu’Hipianne venait de verser dans le verre du roi d’Orcanie ne tarderait pas à faire son effet. Pour l’avoir déjà utilisé, la marcheuse savait que son plan avait réussi au moment où le monarque avait posé ses lèvres sur le vin qui allait lui donner la mort. Pourtant, elle ne ressentit pas pour autant une quelconque joie ou satisfaction, c’était pour elle presque naturel de tuer pour mieux assoir la réputation de son clan et de ses compagnons. Elle était une experte et savait user de bons nombres d’armes, et parmi elles les plus discrètes ce qui avait d’ailleurs forgé sa réputation. Tuer était devenu un réflexe, un travail aussi naturel pour elle que d’aller couper du bois ou allumer un feu, un réflexe que cette haine farouche envers son beau-père lui avait enseigné au cours des années. Elle s’était tant entraîné pour lui ôter la vie qu’elle était capable à présent de prendre celle de quiconque se dressait sur son chemin sans même en ressentir le moindre dégout. Elle appréhendait ceci comme une qualité en étant tout à fait consciente d’être bien loin de la vérité… Après quelques rires goulus et autres bavardages inutiles, Hipianne, qui était restée dans la salle du banquet afin de vérifier que la fin serait celle souhaitée, entendit enfin les premières quintes de toux du roi d’Orcanie, suivies très rapidement par les saignements et l’étouffement. La mission était accomplie mais Hipianne, elle, était loin d’être tirée d’affaires. Car elle connaissait bien ce genre de situations. Un banquet, des tas d’invités, un empoisonné, quelques minutes de panique et enfin, quelqu’un prendrait conscience que rien de tout cela n’est naturel et qu’il y a quelque part dans cette pièce un assassin. Selon les contrées, le temps de réaction variait du simple au double. On raconte qu’une fois, en Cornouailles, il avait fallu à un conseiller du roi plus de deux jours pour comprendre que son plus cher ami avait été empoisonné… Autant dire que l’assassin se trouvait bien loin lorsqu’il s’en rendit compte mais Hipianne n’était pas en Cornouailles mais à Camelot et elle savait que le temps était compté.

A peine eut-elle le temps de s’assurer que Lovel d’Orcanie n’était plus qu’un cadavre qu’elle prit la direction de la porte menant vers les cuisines, l’endroit le plus fréquenté du château mais également le moins surveillé. Elle savait qu’il s’agissait pour elle de la sortie la plus sûre mais elle n’était pas certaine d’y arriver à temps. Devant elle, plusieurs invités, médusés, choqués et abasourdis, pleuraient, criaient et regardaient s’en s’arrêter le corps sans vie de cet allié de Camelot. Cependant, une d’entre elles ne semblaient pas aussi intéressée que les autres par le spectacle morbide se dressant devant ses yeux. Elle semblait à la recherche et Hipianne savait exactement ce qu’elle recherchait. Elle. Rapidement donc mais pas trop pour ne pas se faire remarquée, elle se dirigea vers la sortie et eut juste le temps de s’y engouffrer avant que la voix d’un homme se fasse entendre. "Fermez les portes !" Elle était parvenue in extremis à passer la première étape de sa fuite mais à présent, il allait falloir éviter beaucoup d’autres points ennuyeux. Les gardes. Les chevaliers. Les badauds. Ou pire. Heureusement, Hipianne avait pour elle quelques petits tours qui lui permettraient de se défaire sans crainte de plusieurs de ses assaillants mais ne connaissant pas encore leur nature, il lui était impossible de prévoir une quelconque riposte. Il ne lui restait donc plus qu’une chose à faire. Fuir rapidement et proprement. Bien qu’elle restait prête à perdre la vie pour la cause des marcheurs…
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Lun 27 Juin - 21:27

Partout ou Atalante posait ses yeux émeraudes, elle voyait des sourires, des rires. Cette fête semblait être une grande réussite, bien qu’elle savait parfaitement que ce n’était guère la tasse de thé du roi, d’organiser pareilles festivités. Mais elle ne pouvait se défaire d’un sentiment de méfiance. Peut être était-ce les années passées à se méfier de tout et de rien, ou bien simplement un mauvais pressentiment. Toujours est-il que si Atalante se montrait détendue, elle était bien loin de l’être. Elle n’avait pas vu son frère parmi la foule, mais elle ne doutait pas qu’il était là, quelque part, près à agir pour elle ne savait quelle cause. L’ombre avait toujours aimé son frère et inversement.
Quant à savoir comment se comporter … Atalante avait toujours vécu auprès de nobles, elle connaissait donc parfaitement bien ces gens, mais le trouble de son cavalier ne lui échappa pas. « Hmm, un chevalier, Essendiril, mais peu importe. » Ainsi répondit-il à sa question, posée un peu plus tôt. Le nom ne lui disait rien, les chevaliers étant nombreux, mais Tala était sûre que Léon les connaissait tous.
« M'accorderez vous cette danse ? » La requête de son cavalier la surprit, mais elle vit là un signe encourageant de la part de Castiel, qui tentait visiblement de se rattraper. Elle ne songea pas à refuser ; danser lui permettrait ainsi d’avoir une vue plus poussée sur la salle, sans que personne ne s’aperçoive de rien. « Avec plaisir » lui répondit-elle finalement en acquiesçant. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas dansé - généralement, elle évitait ce genre de rassemblements de nobles - mais elle fut soulagée de voir que ses membres n’avaient pas oublié les leçons que sa mère lui avait données étant adolescente.
Lorsque la musique finit par ralentir, certains nobles s’écartèrent, et Atalante put avoir une vue d’ensemble sur la table du roi. Lovel d‘Orcanie, l’invité en qui ce banquet était dédié, finissait son verre de vin, tandis qu’il se penchait vers sa cousine, Gwendolen d’Orcanie, selon ce que lui en avait dit Lohot. Il ne finit pas sa phrase, semblant soudain crispé. Atalante se raidit instinctivement. Quelque chose n’allait pas. Le visage du noble se décomposa, vira au blanc, et il eut un terrible haut-le-cœur. Il suffoquait, s’étouffant avec son propre sang.
Alors que toute la salle s’était tue, les gargouillis de Lovel d’Orcanie se firent plus rares, et finirent par s’éteindre. Elle entendit le roi crier « UN MEDECIN! » et alors que tous les regard étaient fixés sur eux, Atalante, elle, balayait la salle du regard.
Lovel d’Orcanie était déjà mort, et son assassin, encore dans cette pièce. Atalante n’avait aucun doute là-dessus, il s’agit bel et bien d’un assassinat, et le poison qui avait tué Lovel avait été si efficace que l’effet escompté était celui que l’assassin voulait. Ainsi, alors que tous les yeux étaient rivés ailleurs, il pourrait s’esquiver sans que personne ne s’en rende compte.
Les yeux émeraudes d’Atalante tombèrent sur une servante, se glissant discrètement hors de la pièce. Un rapide tour de salle lui fit comprendre que personne ne l’avait vue. La jeune espionne profita du brouhaha naissant, pour glisser quelques mots à Castiel. « Venez. Maintenant. » Cela sonnait davantage comme un impératif, mais elle n’avait pas le temps de plus s’expliquer. Castiel la suivrait ou non, elle n’avait pas envie que cette servante lui file entre les doigts. La jeune femme traversa la salle, et ce n’est que parvenue aux portes, qu’un chevalier plus intelligent et à l’esprit plus vif que ses camarades, s’exclama : « Fermez les portes! » Trop tard, pensa Atalante. Un garde tenta de l’empêcher de sortir, mais le regard qu’elle lui jeta l’en dissuada ; Tala le connaissait parfaitement bien. Elle l’avait aidé à prouver que sa femme le trompait.
L’espionne se glissa hors de la salle, apercevant la servante qui disparaissait déjà dans le couloir… mais cette fois, elle prit le temps de se retourner pour voir si Castiel l’avait suivie ou non.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Ven 8 Juil - 7:59

Le jeune homme avait beau sonder l'immense salle de tous ses yeux, il avait beau balayer de droite à gauche puis de gauche à droite l'auditoire, ses sombres prunelles n'en finissaient pas, lasses, de croiser des visages inconnus qui, au demeurant, s'avéraient tout à fait dépourvus du moindre intérêt. D'intérêt, cette soirée commençait à en manquer cruellement, elle aussi. Et Castiel eût beau tenir entre ses paumes les délicates mains de sa cavalière, le temps d'une danse, et ainsi oublier l'espace de quelques infimes minutes la raison de sa présence à cette petite fête, dès que la chanson trouva sa fin, il n'en fut que plus ennuyé.
Tournoyer ainsi, tout en s'accommodant de quelques pas de danse appris lorsqu'il était plus jeune, n'empêcha pas le jeune homme de surveiller les allées et venues de la salle. Cent fois il dévisagea les nouveaux arrivants aux diverses entrées de la réception, cent fois il sentit son cœur battre un peu plus fort et un peu plus vite alors qu'il espérait reconnaître Jacob. Cent fois il fut déçu. Et maintenant qu'il avait invité sa cavalière à danser, qu'il avait discuté et bu un verre avec quelques hommes, comme il seyait de le faire en de telles circonstances, Castiel ne savait plus que faire. Partir ? C'était certes tentant, mais il se trouvait trop d'honneur et trop d'orgueil pour s'y résoudre. Et puis il n'était pas venu seul, aussi convenait-il de ne pas abandonner sa cavalière. Même s'il préférait ostensiblement l'ignorer, il doutait fort, en réalité, que sa présence à ses côtés réconforte, aide, plaise ou que sais-je encore, à Atalante tant il était difficile de déchiffrer son regard et de deviner ses pensées. Tout comme il avait pressenti dès leur rencontre qu'elle ne se rendait pas à cette petite sauterie pour son bon plaisir, il lui semblait évident qu'elle était au service d'une riche personne de l'assistance. Découvrir laquelle lui avait paru être un défi suffisamment divertissant pour qu'il s'y intéressa mais il s'avoua vite vaincu devant l'impassibilité déroutante de la jeune femme.

Il en était même arrivé à la conclusion que rien ne pourrait ce soir là lui faire perdre son sang froid quand du grabuge à la table royale vint précipiter les évènements. À croire que les dieux eux-mêmes s'étaient mis en tête de tester l'aplomb de l'espionne-mercenaire. En effet, l'invité d'honneur de la soirée – apparemment le roi d'Orcanie en personne – était en mauvaise posture. Castiel le vit passer du rouge au blanc en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, juste avant qu'il ne se mette à cracher du sang. De ce qui se passa ensuite à la table royale, Castiel n'en sut plus rien : autour de lui tout le monde s'agitait, jouait des coudes. Tous voulaient se rapprocher, voir d'un peu plus près, sans doute dans l'espoir de récolter quelques chères informations sur ces instants cruciaux. Car oui, cette triste histoire ne manquerait pas d'alimenter nombre de conversations dans les tavernes de Camelot pendant de longs jours. Pour l'heure, contrairement aux autres, Castiel n'avait plus qu'une envie : sortir de cette maudite salle, sortir de ce damné château.« Venez. Maintenant. » crut-il entendre à son oreille mais le temps qu'il réalise qu'Atalante s'adressait à lui, celle-ci se trouvait déjà tout près de la porte. Il fit une dizaine de pas vers elle le plus rapidement, sans jamais la quitter des yeux malgré les coups qu'il se prenait dans les côtes, les épaules, les jambes... Mais jamais Atalante ne se retourna et il la vit disparaître dans l'entrebâillement de la porte, juste après qu'un chevalier ait ordonné de fermer les portes.
Quand il arriva lui même devant les dites portes, les gardes barraient le chemin de leurs deux lances croisées et Castiel comprit qu'il ne passerait pas aussi facilement que sa camarade. Tout en restant de profil et le plus dans l'ombre possible afin qu'on le reconnaisse le moins possible, il se rapprocha un peu plus encore et, brusquement, cria « Oh mon dieu, LA REINE ! » sans même savoir où cette dernière se trouvait maintenant. Sa plainte eût bien l'effet escompté et déjà tous les corps autour de lui se tournaient, poussant à qui mieux-mieux, à nouveau vers la table royale mais Castiel ne perdit pas ces quelques précieuses secondes à vérifier le résultat de son intrigue. La diversion réussie et l'attention des gardes momentanément détournée, il se rua tête baissée sous les lances sans demander son reste. Et comme, dans ce château où il mettait les pieds pour la première fois, il ne savait quel chemin prendre pour suivre la piste d'Atalante, il se précipita droit devant lui sans plus réfléchir. Là, il fut tellement soulagé d'y découvrir sa cavalière qu'il ne put s'empêcher de sourire mais la gravité qu'elle affichait lui fit bien vite retrousser ses lèvres et, sans un mot, Castiel hocha légèrement la tête pour montrer qu'il la suivait. Il ne savait pas où, mais il la suivait.
Il ne savait pas encore s'il pouvait lui faire confiance mais il était pourtant certain que, dans la mort de Lovel d'Orcanie, elle n'y était absolument pour rien. Avait-elle vu quelque chose, quelqu'un ? Y avait-il une piste à suivre qu'elle connaissait et lui non ? En tout cas, Castiel ne pouvait plus rester là maintenant qu'il avait fui devant un certain nombre de témoins et il préférait ne pas imaginer ce qu'on lui ferait subir dans l'hypothèse où il était le seul suspect qu'on attrapât ce soir. Aussi s'élança-t-il lorsqu'un grincement plus en avant dans le couloir alarma ses sens.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Dim 16 Oct - 16:55

    Lohot regardait Gwenddolen comme si le monde entier allait s'écrouler autour de lui. Surtout, il ne devait pas regarder la foule, dont il sentait les yeux rivés sur eux ainsi que sur le cadavre. Un seul coup d'oeil vers eux et Lohot savait pertinemment qu'il faillirait, ne sachant tenir face à la condamnation sociale qui allait lui tomber dessus d'ici peu. Le meurtre d'un éminent personnage, de surplus quelqu'un dont il pouvait briguer les territoires, lors d'un de ses banquets, alors que ce personnage se trouvait juste à ses côtés... C'était clair, il était fini. Autant rendre sa couronne dès maintenant. Comment cela avait-il pu se passer ? Oh, s'il avait été un roi plus compétent, il aurait certainement décelé la quelconque supercherie qui avait mené à ce triste événement. Jamais ils ne retrouveraient le coupable, contrairement à ce qu'il avait assuré à Gwenddolen.
    Il la sentit d'ailleurs se défaire de son emprise, ce qui le sortit de ses pensés. La vision de la jeune femme, visiblement anéantie par cette perte, fini de l'achever. Devait-il toujours, par son incompétence, finir par se mettre à dos les personnes qui lui tenaient à coeur ? Briséis, qui semblait lui rappeler qu'il n'était pas le guerrier qu'elle attendait à chaque fois qu'elle le pouvait, le peuple, qui l'accusait dès qu'un malheur s'abattait sur le Royaume, ses détraqueurs, qui lui tombaient dessus sans raison particulière... Et désormais, même Gwenddolen, sa chère Gwenddolen. Elle qui était d'un tendre support depuis son arrivée à Camelot, quand bien même elle aurait pu choisir l'autre camp. Cette dernière s'assit, certainement pour cacher son trouble, et Lohot resta debout, béat, ne sachant que faire face aux invités qui vraisemblablement devaient attendre quelque chose de lui. L'homme finit par s'accroupir auprès d’elle, tentant d'un geste maladroit de lui saisir la main en guise de soutien, mais il se rétracta bien vite. Gwenddolen lui faisait penser à une lionne sur le point de bondir s'il faisait le moindre faux-pas, et cela lui glaçait le sang. "C'est de votre faute, c'est de votre faute..." Il ouvrit la bouche pour lui rappeler combien il était désolé, mais à quoi bon se répéter ? Le roi baissa les yeux au sol, se demandant si en effet ce décès lui était imputable. Certainement, Gwenddolen avait raison, comme toujours. Il devînt blême. Tout ce qu'il souhaitait était se réfugier dans sa chambre. C'était enfantin, mais tellement facile... Le tout étant désormais de ne pas fermer les yeux sous peine de laisser une larme couler. Qu'allaient-ils tous dire si le faible Pendragon était vu en train de pleurnicher après une de ses erreurs ?
    Il ravala sa salive, s'adressa à Gwenddolen sans être néanmoins capable de la regarder en face. "Venez,... je vais demander à des gardes de vous raccompagner à votre chambre." balbutia-t-il. Il se redressa alors, prenant soin de tourner dos à la foule afin de cacher son visage qui devait faire pâle figure. Il lança un regard à Briséis... Comme d'habitude elle ne lui avait été d'aucun soutien. Elle lui reprochait tant de choses, mais avait-elle fait, un jour, un pas vers lui, un signe ? L'air sombre, il se détourna d'elle, serrant la mâchoire en se disait, encore une fois, combien cette fonction n'était pas la sienne.
    Il fut tenté de chercher Atalante dans la salle, pour lui glisser de le rejoindre plus tard lorsqu'il pourrait enfin s'échapper des convenances. Cela impliquait cependant de faire face à ses invités, or c'était impossible. Il irait la quérir plus tard, pour le moment, le plus important était Gwenddolen. Le roi fit signe à deux gardes postés à côté de la table d'honneur, qui accoururent. "Occupez vous d’elle, ramenez la à ses quartiers et restez devant la porte." fit-il, avant de s'accroupir à nouveau aux côtés de la jeune femme. L'esprit un peu plus clair, il pu enfin la regarder en face, tout en étant toujours incapable de la toucher en guise de réconfort. "M'en voulez vous vraiment ? Je vous jure sur mon défunt père que je n'y suis pour rien." Est-ce que cette preuve - c'était la première fois qu'il jurait sur l'un de ses parents - lui serait suffisante ? "Il faut que vous partiez. La vue de votre cousin..." Il laissa sa phrase en suspens, ne sachant que dire de plus. Cela coulait de source que voir une personne que l'on aime décéder sous ses yeux était traumatisant - mais rester aux côtés de son corps refroidissant l'était encore plus. Le roi lui adressa un sourire maladroit, tentant une fois de plus de lui montrer son soutien.



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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Ven 21 Oct - 16:29

Dès lors que la tête de Lovel D'Orcanie eu touchée avec un bruit sourd l'imposante table en bois, le temps sembla s'arrêter et tout se dérouler comme dans un rêve, ou non un cauchemar plutôt ...
Les regards de la foule lui procuraient une étrange sensation de picotement dans tout son être, comme si les invités espéraient voir dans son attitude, dans son regard ne serait-ce que la moindre once de perfidie et de victoire. Gênée par ses accusations silencieuses, mais néanmoins malsaines, elle se détourna et se laissa aller à son chagrin.
Non elle n'avait pas mis en oeuvre l'assassinat de son cousin, il faisait partie de sa famille si insouciant qu'il fut ; certes leurs relations n'avaient jamais été sans le moindre nuages, mais il ne s'était rien passé qui justifia l'élimination de cet homme de manière aussi vil.
La mort du roi d'Orcanie, provoquée par asphyxie alors qu'il buvait sa coupe de vin, froissa l'orgueil de Gwenddolen. Jamais on ne se souviendrait des nobles racines et de l'histoire de sa famille, lorsqu'on évoquerai dorénavant la famille souveraine D'Orcanie se serait pour dire que le dernier souverain en date était mort asphyxié en buvant du vin lors d'un banquet à Camelot.

Cette raison peut-être plus que les autres mis la jeune femme en colère. Ses pensées s'emmêlèrent et bientôt elle se jugea trop faible pour tenter quoi que ce soit. Si un jour elle venait à retrouver le coupable, elle serait sans pitié. Mais le coupable, le vrai coupable ne se trouvait-il pas en réalité juste à côté d'elle ? A peine eu-t-elle formuler cette réflexion que sa langue la formula explicitement. Cette phrase était surement fausse et exagérée pensa-t-elle une fois ses joues dans ses mains, sa raison le lui soufflait, mais son coeur devait trouver un coupable pour obtenir satisfaction. Durant quelques instants elle ne perçut plus rien, l'agitation, les cris, les bavardages lui parvenaient de loin, comme si tous ces sons avaient été émis il y a déjà plusieurs décennies. Elle sortie de sa torpeur lorsque son souverain commanda aux gardes de la ramener à ses appartements. Malgré sa colère et le chaos qui régnait en elle, elle lui en fut reconnaissante, il lui offrait enfin une échappatoire.
"M'en voulez vous vraiment ? Je vous jure sur mon défunt père que je n'y suis pour rien." Gwenddolen releva la tête à cette phrase et s'aperçut qu'il se tenait désormais à sa hauteur : « J'avais toutes les raisons de vous haïr depuis le début et pourtant ... Je ne saurais vous dire avec exactitude mon sentiment à cette heure ... le chagrin ... » J'avais toutes les raisons de vous haïr depuis le début et pourtant c'est vers vous que je me suis tournée alors que presque tout me poussait de l'autre côté aurait-elle voulu dire, mais en voyant son visage, elle se put s'y résoudre, de plus tout le monde ici présent dans la salle pouvait l'entendre et cette discussion si ses nouveaux sentiments à l'égard de Lohot venaient à se confirmer se déroulerait en privé. Loin de la reine du moins qui semblait terrifier le jeune souverain et qui, pensa t-elle, n'aurait pas de mal à le convaincre de prendre les mesures nécessaires face à la félonie de Gwenddolen."Il faut que vous partiez. La vue de votre cousin..." Gwenddolen n'ajouta rien, elle se contenta de se lever et jetant un dernier regard embué de larme à son cousin elle se rendit tout d'un coup compte que Lohot avait juré sur son père, l'homme pour qui la moitié de la famille de la jeune femme avait donné leur vie. Ne sachant quoi penser de ses paroles elle suivi les gardes en silences en regardant droit devant elle, et bien assez tôt fut sortie de la salle de banquet tourmentée plus que jamais.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Dim 23 Oct - 12:07

    Alors qu'elle se faufilait à travers les couloirs du château afin de trouver une façon de s'en sortir, baissant le regard à chaque fois qu'elle croisait un garde, Hipianne sentit un vent froid la traverser. Celui-ci lui coupa le souffle, la forçant même à s'arrêter dans sa course. Et là, une vision se saisit d'elle. Projetée comme dans une autre dimension, elle apperçu Atalante et Castiel courant dans un couloir par lequel elle était précédemment passée, quelques dizaines de secondes auparavant. Comme aussi projetée dans leurs corps et leurs esprits, elle sentit par ailleurs le fait qu'ils étaient à ses trousses, et prêts à tout pour la stopper. Elle n'avait que très peu d'avance ; il paraissait certain qu'elle ne pourrait quitter le château sans encombre ; elle allait devoir leur faire face à un moment où à un autre. La question se posant étant désormais : les attaquerait-elle de front, ou tenterait-elle de leur échapper au maximum ?

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MessageSujet: Re: INTRIGUE N°1   Dim 30 Oct - 21:40

Ils allaient la rattraper, ce n'était maintenant qu'une question de minutes, voir de secondes. Elle était passée par ce couloir il y avait peu et devait maintenant se préparer pour un combat imminent. Hipianne aurait préféré y échapper pour conserver ses forces et éviter toutes possibilités de blessures ou pire, que ses poursuivants survivent et la fassent rechercher. Mais il n'était en aucun cas question de peur ou de lâcheté, elle chérissait le combat et ne rechignait jamais devant une bataille, elle qui avait bien souvent l'avantage sur ses assaillants. D'autant plus que cette vision qu'elle venait d'avoir la renseignait précieusement sur ses poursuivants. L'homme ne semblait pas spécialement vaillant, il était mal équipé et peu alerte mais la femme, elle, semblait appartenir à une autre catégorie. Elle courait sans se fatiguer et évitait les obstacles sans aucune difficulté mais surtout, elle était armée, et pas qu'un peu. Chose rassurante, avec un tel attirail, il y était clair qu'elle n'était pas magicienne, ce sera donc plus facile, plus rapide aussi. Il lui fallait donc prendre un décision et rapidement, elle devait monter un plan pour se débarrasser d'eux et pouvoir ainsi disparaître dans la nature après avoir réussi avec brio sa mission.

Arrivant à un embranchement, la marcheuse de l'ombre eut alors une idée. Elle stoppa sa course et se cacha dans l'embrasure d'une porte préparant avec minutie son accueil qui pour sûr n'allait pas être très... accueillant. Et elle les attendit. Chose qui ne mit pas très longtemps à arriver. Lorsque les pas se firent entendre à l'autre bout du couloir, Hipianne avança au bout de celui-ci, faisant alors face à ses deux poursuivants. Ils ralentirent et une fois totalement stoppés, Hipianne baissa sa capuche, découvrant son visage et laissant apparaître un sourire peu engageant. « VOUS ! Vous avez tué le roi d'Orcanie, vous serez punie pour ce crime ! » Hipianne ria légèrement. « Qui vous dit que je serais un jour punie pour ça. Il faudrait déjà que l'on m'attrape. » « Ce n'est qu'une affaire de seconde avant que je vous conduise face au roi Lohot, marcheuse. » « A moins que... » « A moins que quoi... » Le jeune homme n'eut pas le temps de finir sa phrase. Hipianne, dont le regard était rivé sur les torches encadrant les deux fous depuis quelques secondes maintenant, enclencha son plan. En l'espace d'à peine une seconde, le feu s'intensifia dangereusement, se ruant sur les assaillants et les enveloppant. La fourrure de l'homme prit feu, le tout se propageant ensuite à sa tenue, ses cris pathétiques inondant le couloir. La femme, elle, tentait de se défaire de cette roue de feu sans succès. Hipianne sortit alors sa dague et courra en direction de l'homme, elle le contourna et lui trancha la gorge, le feu s'éteignant alors immédiatement. Un de moins. Se débarrasser de cette guerrière allait cependant être plus compliqué. Après plusieurs tentatives de blessures à l'arme blanche infructueuses, Hipianne, quelque peu lassée et voyant surtout le temps passé ce qui lui laissait de moins en moins de temps pour franchir les portes du château sans encombres, décida d'utiliser la manière radicale. S'approchant le plus possible de la jeune femme, elle inspira alors avec force, faisant alors disparaître l'air autour de son adversaire. Privée d'oxygène, elle commença à tituber, se tenant la gorge, essayant de respirer, en vain. Hipianne garda l'air pendant quelques secondes, le temps qu'elle s’asphyxie, lentement, très lentement. Enfin, elle s'effondra, inerte, à terre. Pour être bien sûre de ne laisser aucun témoin, elle termina sa tâche en plantant sa dague dans le cœur de la jeune femme et sans même un regard, sans se retourner, elle remis sa capuche, rangea sa dague sous sa robe et prit le chemin de la sortie du château. A présent, plus personne ne se dresserait sur son chemin.
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