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 now sleeps the crimson petal.

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Ozwen Melbeth
oz ✩ this is where the wild things are.


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MessageSujet: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 13:43


Ozwen Saoirse Melbeth.
I'm gonna marry the night, I won't give up on my life. I'm a warrior queen. I'm gonna make love to the stars. I'm a soldier to my own emptiness.


prénoms et nomOzwen Saoirse Melbeth classeMarcheur de l'ombre lieu de naissanceRoyaume de Cornouailles âgevingt-ans fonctionLavandière traits de caractèresdéterminée, réservée, rêveuse, dévouée, lunatique, égoïste, volontaire, travailleuse, observatrice, agile, discrète, instruite, mais semble ignorer beaucoup de choses, têtue. très têtue.


nosce te ipsum.
ALLÉGEANCE Sans réellement se poser de questions, Ozwen a longtemps considéré que son allégeance était dévolue à son père qui l'a élevée, et par extension aux marcheurs de l'ombre, qui l'ont instruite. Il lui semblait normal de rester fidèle à ceux qu'elle considérait alors comme son clan, sa famille. Mais sa recherche de la vérité, sa fuite en avant ont remis en avant nombres de ses certitudes, et principalement celle-là. Comment doit-elle considérer l'enseignement acquis durant de nombreuses années au sein des marcheurs ? Surtout, où se trouve la vérité ? Arrivée depuis peu à Camelot, elle ignore à qui elle doit se référer désormais. Qu'est-elle ? Elle ne sait pas encore dans quel clan elle se situe désormais, et à qui ira sa loyauté alors que des temps sombres semblent s'abattre sur le pays. Elle tente alors de faire profil bas, restant vague et indécise. Ce n'est de toutes façons pas une des priorités de sa nouvelle vie. RICHESSES En tant que femme, Ozwen n'a jamais rien possédé, si ce n'est ce que son père souhaitait bien lui donner. Elle a emporté tous ses maigres biens lorsqu'elle a quitté la demeure familiale, le tout empaqueté dans un petit sac de cuir dont elle ne se sépare jamais. Toute sa vie y tient, ses souvenirs, ses rêves et ses espoirs. Il est pourtant bien léger, ce sac, entre son couteau, sa seule arme, qu'elle utilise pour dépecer ses proies, sa fronde, qu'elle manie à la perfection, et son gant de fauconnier, probablement son bien le plus précieux, puisqu'il fut l'un des derniers présents que son père lui avec affection, bien des années auparavant. Quelques pièces volées dans les économies de son paternel, et une imposante cape de fourrure, sont ses seules barrières contre la faim et le froid. D'une terre, ou d'un nom, il n'en est évidemment pas question. LIEU DE REPOS Arrivée depuis peu à Camelot, Ozwen a pendant un temps trouvée refuge dans la chambre froide et sale d'une auberge au prix exorbitant, et qu'elle quitta dans la précipitation, une nuit où le tenancier s'était introduit dans sa chambre à son insu. Depuis, elle partage l'humble demeure d'un sculpteur qui accepte de la loger sans rien demander en échange. Tant de bonté désintéressée la laisse certes perplexe, mais elle a décidé de saisir la chance qui s'offrait à elle sans se poser de question. D'autant plus qu'Anndell l'intrigue. Alors, pour rester dans ses bonnes grâces, elle a décidé de prendre en main la bonne tenue de la maison, le déchargeant ainsi du poids de l'entretien. Elle fait donc attention à ce qu'un repas chaud l'attende chaque soir à son retour, et que ses draps et vêtements soient lavés et reprisés. Ainsi, elle ne se sent en aucun cas redevable, et peu vagabonder à son gré dans les rues de Camelot.SOUVENIRS DU PASSÉ Le passé de la jeune Ozwen est douloureusement marqué par l'absence d'une mère, morte prématurément dans des circonstances qui ont depuis toujours été cachées à la jeune fille. Trop jeune à sa mort pour se souvenir concrètement de Saoirse, Ozwen souffre de ne pouvoir apposer un visage, une voix, un souvenir sur le mot mère. La culpabilité qui en résulte la hante, et semble également hanter son père, sans qu'elle n'ait jamais pu savoir pourquoi. Son enfance, ballotée à travers le pays, sans aucune figure maternelle à laquelle se rattacher, et dans l'indifférence totale d'un père distant, et donc un sujet douloureux qu'elle évite du mieux possible, nimbant son être et sa personnalité d'un voile opaque, espérant se protéger ainsi, et enfuir au plus profond d'elle-même tous ses sentiments malsains qui l'habitent. Pourtant, il semblerait qu'il soit temps pour ce passé de refaire surface, puisqu'elle a pris sur elle de partir à la recherche de réponses, probablement pour ne plus être effrayée par ses souvenirs, et ainsi, pouvoir sereinement se préparer à l'avenir. VISION D'AVENIR Si les visions qui l'accablent parfois lui donnent un aperçu de son futur proche, Ozwen ignore encore de quoi sera fait son avenir. Et si ces visions la guident parfois, elle veut pouvoir croire qu'elle peut choisir son destin, et changer son futur. Néanmoins, ses plans n'allant quasiment jamais au delà du lendemain, elle ne possède aucune aspiration pour les années à venir. Préférant ne pas tirer de plan sur la comète afin de ne pas être déçue et de ne pas en attendre trop de sa propre vie, elle espère toutefois que ses questions auront trouvé leurs réponses. Elle a également quelques rêves, comme celui de maîtriser parfaitement sa magie, et cela même sans jamais cesser d'apprendre. Ou de trouver la sécurité dans le mariage. Elle ignore encore quels seront ses sentiments à l'égard de son père dans les années à venir, mais espère dans tous les cas que quelques soient les vérités qu'elle découvrira, celles-ci ne remettront pas trop en cause son propre univers. Car dans ce cas-là, elle n'aurait plus grand chose à quoi se raccrocher pour se projeter dans l'avenir. Une situation qui la terrifie énormément, quoiqu'elle puisse dire.

abyssus abyssum invocat.


➽ Ozwen a été élevée au milieu des faucons, et a toujours éprouvé à leur égard une profonde admiration. Elle admire leur beauté et envie leur vol gracieux. Elle rêve parfois que des ailes lui poussent, et qu’elle puisse s’envoler avec eux. Mais elle se réveille toujours avant la chute. Elle possède néanmoins un faucon apprivoisé, cadeau de son père, qu’elle chérit plus que tout et qu’elle a nommé Asgar. Parfois, elle s’enfuit dans les champs, et le regarder voler est son plaisir le plus simple. ➽ La fauconnerie n'est pas la seule chose que lui a apprise son père. Il l'a également formée à être une excellente chasseresse et cueilleuse, l'initiant aux pouvoirs des plantes et lui apprenant à manier avec dextérité différents pièges. Ses connaissances lui permettraient de survivre de longues semaines en pleine nature, ce qu'elle a d'ailleurs fait en traversant le royaume pour Camelot. Car même si a préféré profiter de la sécurité de caravanes marchandes, elle a souvent dû se débrouiller par elle-même. ➽ Instruite dès son plus jeune âge à l'art de la divination, Ozwen s'est perfectionnée dans l'ornithomancie et l'anémomancie. Elle maîtrise également le tirage des cartes, mais son ambition est de pouvoir lire l'avenir grâce à la force des quatre éléments. C'est pourquoi elle espère croiser au cours de son périple d'autres devineresses prêtes à partager leur savoir avec elle. Curieuse de nature, la divination est un art qui l'intrigue au plus haut point. ➽ Depuis son arrivée à Camelot, Ozwen est restée relativement discrète sur son passé et ce qui l'a amenée à quitter son village. Elle use également de la magie avec parcimonie, son instinct lui soufflant de ne pas se faire repérer. Mais la tentation est parfois trop forte, et un jour ou l'autre, elle risque de faire un faux pas, révélant sa véritable nature aux yeux de tous, et surtout aux druides et aux prêtresses peuplant la cité. Même si elle sait que c'est auprès d'eux qu'elle trouvera ce qu'elle cherche, son enseignement de marcheuse prend souvent le pas sur son sens logique, réveillant une haine entretenue depuis l'enfance par ses pairs. ➽ Ozwen n'a qu'une connaissance très limitée des relations humaines. Ses propres émotions sont très brutes, car elle n'a jamais eu l'occasion de les travailler au contact de diverses personnes, étant très peu entourée durant son enfance, et ne s'étant jamais liée avec plus de deux ou trois personnes dans son adolescence. L'amour, la haine, la compassion ou la jalousie, sont des sensations qu'elle a énormément de mal à contrôler et qui font d'elle une personne lunatique extrême.


Derrière le miroir.


pseudonyme/prénomnoctambule sexeje me réserve pour Leontes, vous permettez ? âgedix-neuf ans où avez-vous connu le forum ? j'ai fait du harcèlement sur Bazzart commentaireJe souhaitais juste à remercier la gentillesse de Purple Rain et des admins en général I love you avatarAstrid Berges-Frisbey créditbannières par noctambule


Dernière édition par Ozwen Melbeth le Ven 22 Avr - 15:02, édité 36 fois
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Ozwen Melbeth
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 13:45






CHAPITRE I : L’ENFANT DES ETOILES



« est-ce que tu vois les étoiles, là-haut, ozwen ? regarde les bien, regarde les luire. elles brillaient déjà bien avant ta naissance, bien avant la naissance de l’humanité, et elles brilleront encore après ta mort, quand tes os seront redevenus poussières, et ceux de tes enfants, et ceux des enfants de tes enfants. elles veilleront sur toi toute ta vie. bien des hommes peuvent te tromper ozwen, mais les étoiles, les étoiles ne te mentiront jamais. »

La lueur pâle de la pleine lune éclairait les deux voyageurs solitaires qui, assis près des cendres encore tièdes du feu de camp, se perdaient dans la contemplation des astres stellaires, myriades étincelantes de mondes inconnus. La petite fille aux cheveux nuit, la tête posée sur les genoux de son père encore jeune, tentait de lutter contre le sommeil insidieux qui prenait peu à peu possession de son corps frêle. Devant ses yeux endormis, les étoiles dansaient et se dédoublaient, éblouissant le ciel de leurs rayons nacrés. Le silence était tombé, et ce silence prit le poids de l’éternité, jusqu’à ce que la voix fluette de l’enfant vienne le briser. Toute l’innocence du monde se déversait entre ses deux lèvres tendres, et pourtant son corps s’était tendu, sentant inconsciemment qu’elle se glissait vers un piège qu’elle devait pourtant éviter à tout prix.

« pépin a dit que les étoiles étaient l’âme des morts qui montaient au ciel, et que de là-haut, ils nous observaient, nous guidaient et nous protégeaient. »

Sa phrase était restée en suspens lorsqu’elle avait vu les yeux de son père s’éteindre à l’invocation des morts. Il avait tourné son regard vide vers elle, et ses épaules auparavant si vaillantes, semblaient plier sous le poids du monde. Les stratagèmes de la petite fille afin d’aborder ce sujet se faisaient à chaque fois de plus en plus réfléchis, de plus en plus subtils. Elle n’avait que six ans, mais possédait un certain regard lucide posé sur le monde, acquis au prix de drames vécus bien trop tôt, bien trop jeune. Et face à ce roc, à son seul protecteur, au dernier des siens, son seul désir était alors de pouvoir partager le poids du monde avec lui. La main rugueuse vint s’emmêler dans la masse sombre de cheveux d’Ozwen, patientant, priant pour que son père lui parle, réponde enfin aux nombreuses questions qui affluaient aux commissures de ses lèvres, sans jamais en franchir le seuil.
Ozwen Melbeth s’était retrouvée orpheline de mère à l’aube de ses cinq ans, sans que personne ne puisse lui expliquer la disparition soudaine de sa génitrice. Et chaque jour qui passait effaçait un peu plus les traits délicats de Saoirse de la mémoire de sa fille, sans que celle-ci ne puisse rien n’y faire. Le silence dans lequel Odrhàn s’était plongé à la mort de sa femme n’aidait en rien l’enfant dans son travail de mémoire, et elle oubliait, tout simplement, jusqu’à ne se souvenir tout au plus d’une silhouette. D’un fantôme. Sa mère n’était plus qu’un tas d’os et de poussière, au loin là-bas, et son père n’était plus que le spectre de lui-même. C’était à cela que se résumait la vie d’Ozwen Melbeth. Ils avaient quitté leur village un matin, deux jours après la mise en terre de Saoirse, et s’étaient retranchés dans les profondeurs d’une forêt sans nom, vivant de chasse et de cueillette, pénitents silencieux. Puis ils avaient repris la route. Ils parcouraient le royaume depuis bientôt trois semaines, voyageant d’un convoi à l’autre, entre les marchands et les forains. Odhràn s’était remis à poursuivre une chimère sans même un instant expliquer à son enfant après quoi ils couraient. Mais elle le suivait. Et même si les questions étaient nombreuses, elle ne les posait jamais. Elle lui faisait confiance. Elle le suivrait jusqu’au bout du monde.

« n’écoute pas les boniments de cet enfant arrogant, il ne raconte que des sottises. va plutôt te coucher, il est tard et la route est longue. mais bientôt ozwen, bientôt. Je sens que nous sommes tout proches. »

Ozwen laissa son père et ses pensées tourmentées, pour rejoindre la carriole qui lui servirait de lit pour la nuit. Elle se plongea sous sa couverture rugueuse et se tourna vers le ciel. Les étoiles brillaient, plus belles que jamais. Sous la pâle lueur de la lune, ses mains luisaient. Elle les regarda un instant. Il y avait cette chose, juste sous la peau, qui la démangeait au plus profond d’elle-même, ne cherchant qu’à sortir. Depuis la mort de sa mère, cela devenait de plus en plus fort, de plus en plus vibrant, mais elle ignorait ce que cela pouvait être. Pendant longtemps, elle avait cru que les pouvoirs de ses parents étaient la normalité. Ces récents voyages, durant lesquels elle côtoyait tant d’inconnus, lui avait fait comprendre le contraire. Et elle ignorait ce qu’il en était réellement pour elle. Encore une question qu’elle n’osait poser et qui, malheureusement, ne trouverait probablement jamais de réponse. Elle s’endormit alors, bercée par le vent et le chant des étoiles, les poings fermement clos, comme pour y retenir le peu de magie qui coulait déjà dans ses veines.






CHAPITRE II : LA DAME DU LAC



L'intense concentration faisait frémir chaque parcelle de son être, chacun de ses muscles bandés, et une légère goutte de sueur creusait un sillon de sa tempe à la pointe de son menton. Elle avait fermé les yeux, ouvrant son esprit au monde qui l'entourait, et ses cinq sens en éveil la maintenaient consciente de chaque mouvement au loin, de chaque changement dans l'air. Le clapotis de l'eau à ses pieds se mêlait au souffle de mille animaux errant dans la forêt bordant le lac. Au summum de sa concentration, elle parvenait à sentir les battements de leur minuscule coeur, s'agitant dans leur frêle cage thoracique. Totalement intense, Ozwen prit une longue aspiration, laissant la magie présente en elle prendre possession des énergies l'environnant avant de revenir vers elle, fourmiller dans ses pieds, remonter le long de ses jambes, s'enfouir au creux de son ventre, avant de s'étendre dans tout son être. Enhardie par la magie qui coulait désormais dans ses veines, Ozwen s'avança. Un pas, puis l'autre, incertain au début, de plus en plus assuré par la suite. L'eau glaciale lui chatouillait la plante des pieds, mais ne l'aspirait pas. Fière et pleine d'orgueil, Ozwen ouvrit enfin les yeux. L'eau était désormais son vassal.

Ils s'étaient arrêté un soir dans la principale auberge d'un village fort éloigné de la capitale. Elle pensait n'y passer qu'une nuit, ils y restèrent plusieurs semaines. Une nuit, son père rencontra un homme à l'aura étrange, qu'Ozwen espionna de loin. Elle ne comprit rien de leur échange, mais c'est depuis ce jour que l'attitude de son père changea sensiblement. Il leur construisit une chaumière à l'orée du village, un refuge, un pied-à-terre qu'ils retrouvaient après de longs voyages qui les amenaient à sillonner le continent, sans que l'enfant n'en comprit le sens. Leur quête était différente, elle le sentait. Et surtout, Odhràn avait commencé son initiation. Petit à petit, Ozwen prenait conscience de ce qu'elle était réellement, et du feu qui couvait en son sein. Il lui parla longuement de leur nouveau clan.
Leur nouvelle famille, comme il disait. Les Marcheurs de l'Ombre. Les mots roulaient sur la langue d'Ozwen, alors qu'elle en appréciait les sonorités. Elle était une Marcheuse, et elle devait rendre son camp fière d'elle. Il insinua également en elle une haine implacable de tous ceux qui, contrairement à eux, usaient de la magie d'une manière qu'il jugeait déshonorante. Ils disaient que ces hommes l'avaient trompé, une fois, mais qu'il ne leur donnerait pas l'occasion de recommencer. Puis il se taisait, emmuré dans son silence. Le poids du monde s'abattait de nouveau sur ses épaules. Alors Ozwen n'insistait pas. On ne lui avait pas appris à poser des questions.

Ils étaient rentrés depuis une semaine. Rentrer était-il le meilleur mot à utiliser dans ce genre de situation ? Après tout, elle ne se sentait pas réellement chez elle. Elle était arrivée au centre du lac, et ses pensées la déconcentrèrent une seconde. Une seconde qui lui fut fatale.

La gravité reprit possession de son corps, et elle creva l'eau avec violence, comme si le lac voulait la punir d'avoir ainsi défier les éléments. Piéger dans la noirceur des profondeurs, incapable de repérer le haut ou le bas, manquant peu à peu d'air, les yeux révulsés et la bouche pleine d'eau saumâtre, Ozwen paniqua. Tentant de reprendre le contrôle de la magie, la jeune fille puisa dans toutes les formes de vie environnantes. Son coeur fut prit d'un soubresaut, et une douleur atroce tordit ses poignets, alors qu'une force invisible la tractait vers la surface. La première goulée d'air qu'elle aspira meurtrit ses poumons, la faisant tousser. Sans savoir comment, elle se retrouva près de la berge, qu'elle grimpa en rampant, tremblant et ruisselante. Elle se laissa tomber sur le sol, épuisée, désorientée, et furieuse. Une ombre vint alors cacher le soleil.

« tu n'es pas très prudente. »

Ozwen ne répondit rien et se contenta de fermer les yeux quand l'ombre s'effaça et que le soleil darda de nouveaux ses rayons meurtriers dans sa direction. L'adolescente qui lui avait parlé, car il s'agissait d'une jeune fille, s'était avancée vers le bord de l'eau et semblait ramasser des choses sur les galets, dans un étrange et désagréable bruit de succion. Ozwen ne bougea toujours pas quand on posa à côté d'elle une sorte de grand panier tressé.

« tu laisses beaucoup trop de traces derrière toi. »

La jeune Melbeth comprit alors ce que son interlocutrice faisait quand, relevant la tête, elle se retrouva nez à nez avec une montagne de cadavres de poissons. Ils semblaient morts depuis peu, et leurs corps nacrés ne présentaient aucun signe de sang ou de traumatismes. Ils étaient juste morts.

« quand tu utilises ta magie, tu peux tuer. ce sont des choses qui arrivent. un poisson, pas de problèmes, tu peux le récupérer pour ton souper. dix, cela devient déjà plus problématique. heureusement que tu n'as pas dépeuplé le lac, tu aurais eu en plus les villageois sur le dos. je m'appelle ivanoë, au fait. »

« ozwen. ozwen melbeth. »

« et bien, ozwen melbeth, je pense qu'il y a encore deux ou trois petites choses que tu devrais apprendre, si tu veux un jour pouvoir contrôler les éléments. »






CHAPITRE III : LA FILLE DES FLAMMES



« on dirait que tu ne te préoccupes pas de la vérité, que tu ne cherches pas à savoir. tu acceptes ce que ton père te dit comme si c’était la réalité, sans chercher à creuser plus profond, sans jamais chercher à le remettre en cause. comme si cette vérité te rassurait. je trouve ton attitude … étrange. »

Ozwen ne répondit rien à la remarque de son amie, et se contenta de continuer sa besogne. Elle réunit les branches en fagot avant de le charger sur son épaule. La forêt était étrangement calme, seul un vent malin venait faire danser les feuilles nouvellement vertes accrochées à leurs branches. Aucun pépiement d’hirondelle, aucun chant de rouge-gorge, ni même le grattement d’un écureuil qui préparait déjà ses réserves pour le prochain hiver, ne venait troubler le calme de cette douce matinée de printemps. La voix rauque d’Ivanoë s’éleva de nouveau, et Ozwen se tourna vers elle. Elle n’aimait pas toujours ce que son amie avait à lui dire, elle n’aimait pas sa façon de lui faire la leçon, parfois, se révélant plus curieuse qu’Ozwen elle-même. Mais peut-être qu’elle avait raison, au final. Peut-être qu’elle était trop effrayée par la vérité et qu’elle se complaisait dans ses mensonges, par sécurité. Peut-être.

« si j’étais à ta place, je … »

« mais tu n’es pas à ma place. »

Ivanoë releva la tête, et ses yeux dorés vinrent mordre la peau de la jeune fille, qui tressaillit sous le regard songeur de son amie. Ozwen se perdit un instant dans la contemplation de son corps félin et de ses cheveux roux, qui avait déjà commencé à s’éclaircir sous les pâles rayons du soleil. Jamais deux amies n’avaient été aussi différentes. Ivanoë était belle, elle était l’incarnation du Soleil, courageuse, vaillante et téméraire, et elle se plaisait parfois à se croire l’équivalent d’un homme. Fière de son appartenance aux Marcheurs, elle ne se gênait pourtant pas pour remettre en cause l'enseignement prodigué par ses pairs. La lunaire Ozwen se contentait de marcher dans son ombre, petite fille à la peau-lune, aux cheveux-nuit et aux yeux-étoiles, gardant au plus profond d’elle-même tant de doutes et d’interrogations, qu’il y avait peut-être au final plus de courage à garder cela pour soi que de l’avouer tout haut. Pourtant, tout cela tendait à changer. La hiérarchie bien rodée des deux amies se renversait peu à peu sous la poussée d’Ivanoë. Car la jeune fille nourrissait depuis quelques temps un sombre dessein qu’elle avait bien du mal à cacher à quiconque, et surtout à Ozwen. Son départ était imminent, elle le préparait depuis plusieurs mois déjà, n’attendait que le retour des beaux jours pour partir, mais elle ne pouvait supporter l’idée de la laisser dépourvue, sans défense, sous l’influence de son père. Elles s’étaient promis il y a des années déjà, de toujours veiller l’une sur l’autre, lorsqu’elles avaient mêlé leur sang au dessus de la terre, du feu et de l’eau, et pour rien au monde Ivanoë la flamboyante ne faillirait à cette promesse. Alors elle avait cherché la clef, insinuant dans le sein d’Ozwen ses désirs de révoltes et de libertés, espérant arriver au point où sa disciple ferait ces idées siennes. Mais elle ne pouvait attendre plus longtemps. Sa main vint se poser sur la joue d’Ozwen et ses yeux plongèrent dans ceux de son opposée.

« tu as raison, je ne suis pas toi, je ne pourrais jamais l’être. tu ne le crois pas encore, mais un jour tu feras de grande chose, j’en suis sûre. »

Ozwen ne répondit rien. Il ne lui venait même pas à l’esprit de remettre en doute les talents divinatoires d’Ivanoë. Elle se contenta de sourire.
Ivanoë partit le soir même, sans une promesse, sans même un au revoir. Ozwen crut apercevoir quelque chose alors qu’elle se réchauffait au coin du feu, mais à peine avait-elle eu le temps de tourner la tête que la chose n’était déjà plus qu’une ombre. Mais l’important n’était pas là. L’important n’était pas la fuite d’Ivanoë, mais que cette fuite était la clef du coffre aux questions enfoui tout au fond d’Ozwen. A peine Ivanoë s’était elle enfoncée profondément au cœur de la forêt, qu’Ozwen Melbeth se mit à parler. Et personne, pas même son père, ne put la faire taire jusqu’au petit matin.


Dernière édition par Ozwen Melbeth le Ven 22 Avr - 20:17, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 13:45




CHAPITRE IV : L'OMBRE DANS LA FORET



Ozwen jeta une poignée de terre sur le feu et en éparpilla les braises, pour effacer les traces de son passage. Le soleil venait à peine de se lever, et l'air était encore saturé de rosée, pluie humide qui s'était accrochée à ses cheveux et à la cape de fourrure qui lui avait servi de couverture pour la nuit et qui venait désormais draper ses épaules. Elle se trouvait à moins d'une heure de marche de Camelot lorsqu'elle avait décidé de s'arrêter prendre un peu de repos, la veille au soir. La nuit était déjà tombée, et il y avait de fortes chances pour les portes de la ville soient fermées. Elle ne souhaitait pas se faire remarquer, pas dès le premier jour. Elle continua d'évoluer dans les sous-bois, les hauts arbres la berçant de leur ombre et la protégeant des rayons du soleil. Et elle se doutait qu'ainsi, loin des chemins de rigueur, elle aurait moins de chances de se faire importuner. Loin au dessus d'elle, dans un ciel sans nuage, un rapace évoluait, la suivant en de larges cercles concentriques. Asgar la protégeait. Un léger clapotis la fit dévier un instant, le temps de remplir sa gourde en peau de chèvre, mais elle ne douta pas un instant arriver à Camelot après midi. Sa forte constitution la faisait avancer d'un pas régulier et rapide, et elle espérait, une fois avec rejointe la route principale, croiser une carriole qui la mènerait à son but sans efforts. Mais si ses plans pour l'heure à venir étaient parfaitement clairs, il n'en était pas de même pour les semaines à venir. Son intuition et diverses visions l'avaient mené à Camelot, mais elle ignorait encore comment entrer en contact avec les bonnes personnes. Elle avait peur que de révéler sa véritable nature à des druides ou des prêtresses ne la mettent en danger. Et pouvait-elle réellement se fier aux autres marcheurs, maintenant qu'elle avait pris le large ? Les nouvelles arrivaient vite, très vite, surtout lorsqu'elles venaient d'Odhràn Melbeth, et elle ignorait ce qu'on disait déjà d'elle dans la cité. Pour l'instant, elle devait déjà trouver un endroit où se loger et réfléchir, et laisser le destin jouer son rôle.

Elle sentit la vision prendre possession d'elle avant même que les premières images apparaissent. Il suffisait souvent de peu pour qu'une vision se déclenche chez la jeune femme. Un objet faisait souvent l'affaire. Elle posa son regard sur ce que ses doigts avaient effleuré. Elle avait posé sa main sur une pierre, une stéatite rugueuse, et polie par le temps par endroit. Mais elle n'avait pas le temps de se perdre dans la contemplation d'un joli rocher. Il lui fallait trouver un réceptacle, un être vivant qui canaliserait sa magie et éviterait de l'épuiser. Ou pire. Sa main vint agripper la branche d'un jeune pin. Et elle se laissa envahir par la vision.

Comme à l'accoutumé, les sons s'amoindrirent, comme si elle avait plaqué ses deux mains sur ses oreilles, et les couleurs de la forêt se brouillèrent, le temps de laisser place à un nouveau lieu. Le vert environnant avait laissé place au jaune sale d'une place de marché. Tous ses sens étaient en alerte. Les gens s'activaient autour d'elle, sans lui prêtaient attention. Comme s'ils ne la voyaient pas. Ils se mouvaient tous avec une extrême lenteur, alors qu'elle même avançait très vite, sans faire un mouvement. Comme si elle faisait défiler le temps en accéléré, au lieu de se contenter de marcher. Ozwen remarquait tous les détails, même les plus infimes, et elle savait qu'une fois réveillée, elle s'en souviendrait encore. Sa tête se releva soudain, les narines dilatées. Une odeur avait accroché son attention. La sensation était si ténue, si infime, qu'elle se demanda comment elle arrivait à la reconnaître. Le temps se déroula une nouvelle fois, et elle se retrouva à suivre le jeune homme dont émanait la senteur. Elle ne le connaissait pas, elle en était sûre. Mais même si elle voulait parfois se détacher de lui pour scruter le visage d'un autre passant, elle en était incapable. La vision avait pris le dessus, prenant possession de son corps et de sa volonté. Malgré la foule, Ozwen ne le perdit pas une seule fois du regard. Le décor changea. Ils s'éloignaient du marché, s'enfonçant dans des rues étroites bordées de petites maisons, faites de bois ou de pierre. Ozwen sut où ils se rendaient avant même que le jeune homme ne s'arrêta devant la porte d'une des plus petites demeures. Elle ne se virent pas entrer. Le temps avait encore une fois accéléré. L'homme était accoudé à une table en bois sur lequel un bol de soupe l'attendait. Elle put enfin voir son visage de près, tentant de graver chacun de ses traits dans sa mémoire. Elle voulut s'approcher de lui, sonder son âme, mais la vision l'en empêcha, la propulsant dans la pièce voisine. Elle n'y resta que quelques secondes, le temps de décerner dans la pénombre des formes incertaines, qu'elle reconnut bien vite comme des sculptures. Puis elle fut de nouveau attirée dans la première pièce. Cette vision devenait capricieuse, et Ozwen voulut s'en extirper. Mais ce n'était pas terminée. La jeune magicienne réalisa la présence d'une ombre, reculée dans l'un des angles de la pièce. La femme sentait très fort, comme si des effluves magiques se déversaient par chaque pore de sa peau. Elle s'avança dans sa direction, et Ozwen ne bougea plus. La pénombre s'évanouit, et Ozwen se reconnut. Elle n'avait pas changé, révélant que la prédiction se produirait très prochainement. Les yeux perçants de son double vinrent brûler sa peau, et Ozwen se réveilla.

Elle ignorait combien de temps avait duré sa transe. Son coeur résonnait contre ses côtes. Un point de côté déchirait son flanc, alors qu'elle cherchait à calmer sa respiration. Ses yeux hagards tentaient de comprendre où elle était. La chute était toujours douloureuse, malgré des années de pratique. Ses doigts effleuraient toujours la stéatite, et dans son poing gauche fermement serré, la branche agrippée par Ozwen n'était plus que du bois mort. Elle la lâcha avec dégoût. Des éclats de pierre se trouvaient à la base du rocher, et Ozwen se baissa pour en ramasser un et l'enfouir dans son sac. Pour se souvenir. Et elle reprit sa marche. Elle ignorait encore la signification de la vision, et par expérience, elle savait qu'elle viendrait avec le temps. Malgré toutes les questions soulevées par la prémonition, Ozwen décida de ne pas plus s'attarder dessus, et se concentra sur des questions plus urgentes. Elle arrivait aux portes de Camelot.



CHAPITRE V : L'ANGE DE PIERRE



Ses doigts, bleus à cause de l'eau glaciale dans laquelle elle les faisait tremper depuis plus d'une heure, avait soudain pris une teinte rouge vif, à force de frotter les vêtements avec du savon. Son dos lui faisait mal, et chacun de ses muscles criaient grâce. Les autres filles lui avaient dit que la douleur s'effaçait avec l'expérience. Elle se contentait de penser au moment où elle se retrouverait enfin seule et où elle pourrait appliquer sur ses courbatures des onguents apaisantes. Elle eut un frisson en repensant à l'endroit où elle logeait, aux regards concupiscents du tavernier et des autres clients. Il fallait qu'elle trouve un endroit plus sûr. Elle avait déjà trouvé un emploi, ce qui n'était pas gagné d'avance. Lavandière n'était pas l'activité la plus glorieuse, ni la plus reposante. Disons que si vous n'étiez pas capable de faire ce pour quoi on vous payait, l'étape suivante était le bordel. Ozwen savourait donc sa chance. En espérant que celle-ci ne l'abandonnerait pas trop rapidement. Elle essora les linges propres avant de les plier dans son panier, et de prendre la direction de la buanderie pour qui elle travaillait. Derrière la grande bâtisse de pierres, un terrain vague voyait s'agiter au dessus de lui des centaines et des centaines de vêtements, allant du simple linge aux étoffes les plus précieuses. Ozwen n'avait pas encore eu l'occasion d'approcher de près ces dernières. Elles étaient réservées aux plus expérimentées.

Quand elle eut fini d'étendre son linge, et que toutes les tâches qu'on lui avait assigné étaient terminées, Ozwen quitta la buanderie et ses pas la dirigèrent vers le marché. L'envie lui prenait parfois de se perdre parmi les passants, se contentant de scruter leur visage, à la recherche de quelqu'un de connu. Même si elle se disait que n'importe qui ferait l'affaire, elle ne recherchait en réalité pas n'importe qui. Ses investigations s'étaient pour l'instant révélées vaines, mais elle savait qu'il ne lui fallait pas baisser les bras. Après tout, elle s'était vue dans cette maison.
Lorsqu'elle le vit vraiment pour la première fois, elle faillit ne pas y prêter attention, tant elle était sûre de ne jamais le trouver. Pourtant c'était bien lui. Les mêmes cheveux clairs, la même mâchoire volontaire cachée sous une légère barbe, et les mêmes yeux clairs, un peu perdus. Elle le suivit de loin, curieuse, excitée, haletante. L'émotion la submergeait. Sa bonne étoile lui souriait, moqueuse. Elle ignorait comment l'abordait, tant et si bien qu'à force de tergiverser, ils étaient arrivés chez lui, et elle le regarda claquer la porte derrière lui, démunie. Que pouvait-elle lui dire ? Elle savait ce qu'il était désormais. Dans sa vision, elle pensait que l'odeur était trompeuse, car elle ressemblait à celle de quelqu'un qui, après s'être fait attaqué par un putois, se lavait consciencieusement jusqu'à ce l'odeur disparaisse. Mais l'odeur ne partait jamais vraiment. Il pouvait tout aussi bien partager son lit avec une prêtresse, et garder son odeur dans ses vêtements, ou ses cheveux. Mais maintenant elle en était sûre. Elle avait vu le grésillement, la sorte d'aura électrique qui entoure les êtres magiques. Elle se demanda alors si il l'avait senti aussi. Elle en doutait. Son aura et son odeur étaient si faibles. Le monde magique devait lui être totalement inconnu.

Elle attendit la nuit pour venir toquer à sa porte. Elle avait eu de nombreuses heures pour réfléchir à comment l'aborder. Elle ignorait encore pourquoi sa vision l'avait menée jusqu'ici. Elle ignorait l'importance du jeune homme dans sa propre vie. Aspirant l'énergie d'une portée de rongeurs des environs, elle avait dressé autour d'elle un sortilège de protection qui devait normalement, en présence d'humains ou de personnes aux pouvoirs très faibles, cacher sa véritable nature. Elle ne souhaitait pas la révéler tout de suite. Seule le temps lui dirait comment agir. Sans plus attendre, elle traversa la rue, et vint toquer à la porte en bois. La nuit était tombée, et tout était étrangement calme autour d'elle. Quelques bruits de voix étouffées lui parvenait, mais rien qui ne ressembla à l'agitation qu'elle s'attendait à trouver dans une ville de cette envergure. Quand la porte s'ouvrit enfin, elle leva un regard intense dans la direction de la haute stature qui lui faisait face. Les lèvres entrouvertes, elle laissa échapper dans un souffle.

« je crois que ... je vais avoir besoin de votre aide. »


Dernière édition par Ozwen Melbeth le Ven 22 Avr - 14:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:02

Team Leontes donc,... Rare mais intéressant MR

Bienvenue. bril

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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:09

    Non mais Guenièvre et Leontes ensemble, ils sont trop graouh miaou bril Alors qu'avec Arthur c'est ... Sleep Alors qu'avec Leontes c'est bril *-* Fin voilà xD Mais si elle finit avec Arthur, je pourrais garder Leontes pour moi toute seule. En espérant qu'il ne meurt pas, évidemment Arrow

    Merci I love you
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:10

Bienvenue *-* !!

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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:14

Malheureusement, j'y ai pensé et la mort de Leontes me semble être la seule possibilité pour qu'Arthur finisse avec Genièvre. silent Enfin je ne pense pas que le divorce était bien vu à l'époque, surtout à ce niveau de noblesse
Mais bon, je suis d'accord, Genièvre/Arthur c'est trop nul, il y a pas d'alchimie,... (bon c'est peut-être dû au fait que je n'accroche pas du tout à Tamsin dans ce rôle Arrow )

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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:18

    Merci I love you

    Pareil, je pense que la mort de Leontes est la seule solution possible, sauf si il découvre la vérité et la répudie (oui, je suis pleine d'espoir :D) Tamsin je l'adore en tant qu'actrice, et je la trouve bien en tant que Guenièvre,d 'autant plus qu'elle va bien avec Leontes.
    Mais pour moi, la seule et unique Guenièvre sera toujours celle de Kaamelott :D Arrow
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:21

LEONTEEES. PHILIP WINCHESTER. tx love
La Guenièvre de Kaamelot. rollol Ah oui, elle est trop seksay en plus cette nana. Laughing

Bienvenue ! I love you
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:41

    On peut peut-être encore signer une pétition pour qu'il le laisse en vie Laughing
    Trop belle, puis sa voix, si mélodieuse, si douce, je l'aime, c'est simple xD

    Merci I love you

    Par contre, je risque d'avoir quelques questions par rapport à Ozwen I love you Quel est l'admin qui l'a créé, que je vienne l'harceler personnellement dans sa boîte mp Smile ?
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 14:50

Celle à harceler sera Insuline (Castiel) je le crains ! I love you

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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 15:25

C'EST MA NOCTAMBULE love (ouai tu échanges quelques mp avec moi et c'est finit xd)
Bienvenue parmi nous poulette !

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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 17:55

Ozwen Melbeth a écrit:
    Par contre, je risque d'avoir quelques questions par rapport à Ozwen I love you Quel est l'admin qui l'a créé, que je vienne l'harceler personnellement dans sa boîte mp Smile ?

C'est moi la coupable ! hehe
J'essaie de finir rapidement la description de ses liens, c'est promis, et n'hésite pas pour toute question même si à priori tu es plutôt libre de composer ce que tu veux à partir de ce qu'on a écrit. I love you

Bienvenue sur TCR ! love
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Sam 16 Avr - 18:00

Ozwen Melbeth a écrit:
    Merci I love you

    Pareil, je pense que la mort de Leontes est la seule solution possible, sauf si il découvre la vérité et la répudie (oui, je suis pleine d'espoir :D) Tamsin je l'adore en tant qu'actrice, et je la trouve bien en tant que Guenièvre,d 'autant plus qu'elle va bien avec Leontes.

J'avoue que j'y ai pensé aussi, je sens que ça va devenir chaud à Camelot à cause de cette histoire, j'ai hâte de voir comment ils vont tourner ça... Elle me soule d'ailleurs cette Guenievre, enfin Arthur/Guenievre plutôt. J'espère que Merlin va mettre ça au clair... (oui oui j'arrête, je sors MR).

Bref, je voulais aussi saluer ton choix d'avatar I love you
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Dim 17 Avr - 9:09

    Attention, je suis la propriété privée de la reine Briséis maintenant hehe
    Merci love

    Pas de soucis pour les liens Castiel, j'ai juste besoin de renseignements sur sa relation avec les autres ordres magiques et sur les marcheurs en eux-même, mais je t'envoie un mp dans l'après midi Smile
    Merci I love you

    En fait, Leontes c'est un homme viril, et j'ai toujours l'impression qu'Arthur c'est un gamin, même en comparaison de Guenièvre. Ses sentiments ne sont pas clairs, enfin, il n'aime pas Guenièvre comme Leontes l'aime, et ça m'énerve la tournure que ça prend xD
    (Merlin je l'avais toujours imaginé avec une longue barbe blanche, il est marrant en Joseph xD)

    Merci pour l'accueil et l'avatar, et je te retourne le compliment, Eva est vraiment fascinante *.*
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Ven 22 Avr - 15:03

    Yopyopyop, j'ai fini ma fiche.
    J'ai juste quelques problèmes avec les codes, certains de mes chapitres sont trop listés, et j'arrive pas à arranger ça *-*
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Ven 22 Avr - 16:23

Fiouu ça valait bien la peine que tu me bombardes de questions finalement. Ta fiche est juste une petite merveille. I love you
Je te valide évidemment ma belle. *-*
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MessageSujet: Re: now sleeps the crimson petal.   Ven 22 Avr - 19:55

    Oh merci, je suis contente que la fiche plaise *-*
    Merci love
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